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Nord du Mur - 96 - I have always known the storm would come... [Sinha&Seth]

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Mallister
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MessageSujet: Nord du Mur - 96 - I have always known the storm would come... [Sinha&Seth] Lun 29 Juil - 21:52

Nord du Mur, 496.

C'était une patrouille comme les autres, de l'autre coté du mur, avec Velik et Earion, deux frères jurés un peu bourru mais pas trop méchants. Benjen m'avait mis en charge de la mission, pendant qu'il s'occupait d'autre chose, et j'étais fière de mener l'équipée aussi petite soit elle. Dans des cas comme ça, il était pratique que je sois la et que je sois en tête, du à ma vision probablement plus aiguisée que la moyenne. Les avantages pour l'archérie je suppose. Soit, Velik boitait un peu à cause de la fatigue, et Earion se plaignait depuis une heure maintenant que son ventre criait famine, alors je jugeais finalement le moment adéquat pour s'arrêter. Il y'avait un petit renfoncement dans une caverne, qui nous mettrait à l'abri des chutes de neiges qui ne discontinuaient pas depuis que nous avions quitté le mur.

Et le mur ,nous l'avions quitté depuis 3 jours maintenant. Trois jours durant les quels j'avais composé avec les deux hommes, à me faire passer pour quelqu'un comme eux. A pisser debout dans la neige, et à parler d'anciennes conquêtes, qui n'étaient pas toutes vrai. J'étais l'un des leurs. Plus fin, plus féminin. Mais j'étais l'un des leurs, et ils ne détestaient pas, ne me jugeaient pas vraiment non plus. Ici, dans le froid et l'hostilité, il valait mieux que nous comptions les uns sur les autres.

Earion et Velik parlaient un peu, en riant grassement, comme si ils étaient en sortie pique nique, et moi, je fixais l'horizon, en regardant les quelques pierres par terre devant nous. Nous n'avions pas réussi à faire du feu, et par chance nos manteaux étaient épais, nous protégeant du vent froid.

« Je deteste le vent. »

C'était bien une des rares paroles que l'on avait pu m'entendre dire… Et c'était peut être parce que nous étions loin du mur, parce que nous étions…. seuls. Parce que trois nuits sans feu, sans nourriture chaude avaient commencé à me taper sur les nerfs. Mais au fond… C'était surtout le vent qui m'énervait. Le vent, et les braillements des hommes avec moi. Oh, comme je l'avais pensé precedement je les appréciais quand même. Mais les entendre parler des femmes comme si elles n'étaient que de la chair et des trous… Ça m'irritait. Alors autant critiquer le vent. Il avait bon dos celui la.

Je poussais un léger soupir, et soudain, je faisais signe à mes compagnons de se taire. Il y'avait un grognement non loin. Un grognement qui n'avait rien d'humain.

« Attendez ici, je vais voir ce que c'est. »

Je n'avais pas prévu d'aller bien loin, et puis ça ne devait pas être grand chose de bien important. Mais il valait mieux aller voir alors… Bon. Ouais. Autant ne pas… Bref vous avez compris. On ne risquait rien à vérifier. Bandant mon arc je sortais de la cavité, essayant d'apercevoir quelque chose à travers la neige.

Après une dizaine de minutes, je finissais par distinguer deux silhouettes, celle d'un être de petite taille, et celle d'un monstre qui lui courait dessus… Ouais un monstre. Un fauve ? Un animal de grosse stature.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Nord du Mur - 96 - I have always known the storm would come... [Sinha&Seth] Mer 31 Juil - 1:57

La neige ne suffisait pas pour nous congeler, non, ici pour crever d’engelure il fallait que le vent rapplique. La visibilité n’était pas à son meilleur. Les traces de pas s’effaçaient presque à la seconde rendant la traque difficile. Le cerf que je suivais commençait sauvagement à m’énerver. Il était difficile de viser un truc qui bouge tout le temps, caché sous la neige, avec un vent qui jette les flèches plus loin. Surtout qu’il était pas gros. Pas le choix, il semblait pas y avoir grand-chose et il fallait bouffer. Je marchais lentement accroupis de façon que certain dirais à quatre pattes sauf que moi mes genoux ne touchaient pas le sol. Une fois que je jugeais être assez près, je pris mon arc et encocha une flèche. Il restait à calculer le vent et de tirer. Sauf que j’ai bien l’impression que je suis maudit. Comment les Dieux ou autres êtres voulant m’enrager voulaient que je compétitionne avec l’énorme truc qui venait d’apparaitre.

L’ours, moins énorme que celui qui avait blessé ma mère quelques jours plus tôt, fonça sur le cerf et puis plus de cerf. Je sais que la chose la plus prudente et surtout intelligente à faire aurait été de garder profil bas, m’éloigner pendant que j’étais discret en pleurant intérieurement le fait que j’allais devoir me contenter de manger de la neige en espérant que personne avait pisser dessus avant. Sauf que je suis pas connu pour être le plus raisonnable. En fait, je n’étais pas vraiment connu des gens et je m’en fichais. C’était mon foutu cerf et lui, sous prétexte qu’il était quatre fois ma taille me le volait. Impulsivement, j’en étais au moins conscient, je visais l’ours d’environ 6 mètres. Comme il se goinfrait dans mon cerf, je ne pouvais pas lui viser la tête, ce fut donc sa jambe qui subit la flèche. C’est uniquement lorsqu’il grogna de mécontentement et se retournait que me dit avoir été un imbécile. Rapidement, je sortis deux nouvelles flèches de mon carquois que je tirais dans l’immédiat, visais la large poitrine sans regarder si elles touchaient véritablement la cible, espérant juste le blesser, avant de faire demi-tour et fuir pour ma vie.

Sérieusement, c’était stupide. Avec le vent et la neige, je n’avais pas moyen de le viser assez rapidement pour prendre sa tête et j’aurais l’air de quoi d’essayer de l’atteindre à coup de dague en précisant bien sûr que je devrais préalablement prendre une échelle pour avoir une chance de l’atteindre. Merci parti de moi m’ayant dit que j’voulais le bouffer par vengeance et prendre sa peau pour me cacher de ce putain de vent. Au moins, il devait courir moins vite avec une flèche dans la jambe et peut-être deux dans le corps. O joie glorieuse, ma mère pourrait suivre son sang pour retrouver les restes de mon cadavre quand il allait se venger. Aucun cerf ne méritait une telle dévotion. En plus, pourquoi il n’y avait pas d’arbres? J’aurais pu m’échapper.

Ceux qui disaient que les muscles courraient moins vite que les petits. FAUX! Le gros monstre poilu derrière moi allait certainement pas lentement et c’était assurément pas les muscles qui manquaient.  Plaine, mais rocher, mauvais, mais pas catastrophique. Je me jetais derrière un des gros cailloux, profitant de ce seul instant pour mettre mes pieds sur une surface dure. J’utilisais le sol pour avoir un élan, passant sous les pattes du monstre qui fonçait vers moi, utilisant les deux directions différentes à mon avantage, mes dagues en mains pour endommager ses régions inférieures avant de courir plus loin, ayant à peine le temps d’être taché de son sang.  J’avais jeté mon arc dans ma course, j’aurais à le récupérer plus tard. Un grondement furieux retentit derrière moi. Désormais, il était vraiment énervé. Il désirait pas seulement me grignoter jusqu’à ce que mes os soient blancs et lisent comme les nobles des crows, mais garder mes entrailles en souvenir en les accrochant dans les arbres en guise de décoration –et ici fut créée la tradition de Noel de mettre des guirlandes dans les sapins-. Puis, l’illumination me vint. Je connaissais cette place. Oui, ça ressemblait qu’à de la neige et des gros rochers, mais ce n’était pas tout. Si j’avais pu, j’aurais couru plus vite, mais avec un ours au cul, j’allais déjà à mon maximum.  J’avais du sérieusement endommager un de ses muscles, je ne suis pas assez prétentieux pour croire me garder en vie parce que je pouvais courir assez vite pour pas me faire chopper par un monstre aux longues jambes –ou pattes-.

Et tu m’attraperas pas! Dans le trou. Cette vieille crevasse à côté du rocher en force de lune mal sculpté. Par contre…elle était pas sensée être beaucoup plus grande? Un coup de patte m’obligea à essayer de fusionner avec une des parois. Oh non, non,non. La dernière fois, c’était plus grand! Ma mère pouvait se tenir debout et elle devait tendre les bras pour remonter. Maintenant, je pouvais sans doute voir à l’extérieur si je me mettais sur la pointe des pieds. J’essayais de me faire le plus petit possible, moi qui n’avais jamais pensé que je désirerais une telle chose. Il était sensé y avoir des armes aussi, dont une lance. Je ne pouvais pas tenter de l’abattre coincer dans mon trou à l’aide de mes dagues. Ça devait être la neige. Puis de la neige et de la neige et de la neige qui se rajoute. Voilà, on referme la belle crevasse. Là, le prédateur bloquait la neige, je serais donc pas enterré vivant. Non, il va finir par me tuer et je serais déjà dans ma tombe, resteras qu’à la neige de me recouvrir. La seule bonne nouvelle c’est d’imaginer la mauvaise surprise quand quelqu’un voudrait utiliser la cachette. Désolé bonhomme, je serais la preuve que c’est pas si efficace que ça.

Quelqu’un pouvait pas venir? L’ours était concentré sur moi, ses griffes voulant me scalper et allant y arriver dans quelques secondes quand la neige s’enfoncerait encore sous son poids. Il devait pas faire attention à son entourage. Un coup dans la gueule et puis la mort. Je servirais d’appât, je m’en fiche. Il devait bien y avoir des gens dans le coin. L’honneur d’avoir tué un ours je la leur donnais. En fait non. Il n’y avait personne et j’allais certainement pas crever dans un trou perdu puant le sang d’un ennemi que j’ai même pas abattu. Il avait bouffé mon cerf et son cousin avait blessé ma mère. C’était l’heure de la vengeance. Qu’il me griffe je m’en fou. Je m’empalerais sur ses griffes jusqu'à ce que sa patte au complet soit rentrée. J’allais lui foutre ma lame dans le crâne.
J’ai déjà dit que mes projets ne fonctionnaient jamais comme prévu? Un autre exemple. Avant, une chasse banale en rencontre monstrueuse et là, la vision d’une tête d’ours déjà morte.

-Hey! Il était à moi!

Mauvaise foi activer. Je contrôlais parfaitement la situation….merci d’être venu au toi qui…un crow!
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MessageSujet: Re: Nord du Mur - 96 - I have always known the storm would come... [Sinha&Seth] Mer 31 Juil - 9:55

Debout dans la neige je fixais la créature qui courait après l'humanoïde. Oui, assurément c'était un humain, probablement un enfant, qui se faisait courser par quelque chose. Amusée - ou plutôt satisfaite d'avoir trouvé quelque chose à faire qui m'enverrait loin des deux hommes - certes gentils mais - je commençais donc à me diriger vers les formes. Mon arc bien en main, une fleche armée au bout des doigts, n'attendant plus qu'une pression, et un tir, pour partir se ficher dans une cible. J'étais un prédateur. Tous les archers l'étaient. C'était quelque chose de plus agréable, des défis à relever. Contrairement aux guerriers à l'épée qui se jetaient dans une mêlée en sachant a quel point leurs adversaires leur étaient similaires. C'était l'instinct du chasseur. Certains n'hésiteraient pas à dire qu'il fallait être lache pour être un archer, pour être un chasseur ainsi. Mais c'était pour moi l'une des plus belles choses du monde. Peut être parce que c'était ce que l'on m'avait permi de faire en étant femme… Avant, bien avant que l'on ne m'autorise a manier une épée en métal. Oh… Ca n'avait que peu d'importance de toute façon.

Chassant un peu - quel bon choix de mot - les pensées et les souvenirs je continuais d'avancer dans la neige. Mes cheveux, que j'avais noué d'un bandeau, d'une sorte de ruban, ne venaient pas gêner mes yeux et je passais le dos de la main sur mon front pour faire tomber quelques copeaux de neige. L'avancée était ralentie par les couches de poudreuses sur le sol, mais je procédais quand même avec agilité.

Ce ne fut qu'une dizaine de minutes encore plus tard, que je retrouvais l'ours, s'énervant visiblement sur quelque chose, un rocher peut être, ou… un petit animal ? Je n'en savais rien. Plissant les yeux, je visais, et décochais trois fleches coups sur coups. Je n'étais pas très loin. Et la puissance des impacts fit tomber la bête que j'avais supposé - a raison - déjà blessée.

La bète tomba en un rugissement, et je m'en rapprochais pour voir si il était nécessaire de lui apporter le coup de grâce. Peut être aussi que sa peau servirait à un quelconque ornement pour l'un de mes frères ou moi même. Bien que dépecer une telle bête me fasse doucement grimacer. Treve de pensées, je donnais un coup de pieds dans la bestiole histoire de vérifier si elle était déjà morte, quand une tête jailli d'un trou que je n'avais même pas remarquer. C'était… Un truc miniature, un enfant visiblement, qui me disait qu'il était a lui. J'esquissais un sourire, sur mon visage barré de cheveux et de neige.

« Je dirais plutôt, que tu étais à lui. Question de point de vue. »

Et dans mon caractère très peu bavard, je ne savais pas vraiment quoi rajouter. Non, alors je me contentais de le regarder un peu. Raccrochant mon arc sur mon dos, et passant a nouveau la main sur mon front.

« Ravie de t'avoir empeché de te faire manger au passage. »

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MessageSujet: Re: Nord du Mur - 96 - I have always known the storm would come... [Sinha&Seth] Mer 28 Aoû - 2:31

Certes, il était vrai que d’un point de vue extérieur, je pouvais sembler dans une situation désastreuse, mais ce n’était pas le cas…enfin, pas tant que ça. Je l’avais blessé et il aurait fini par s’épuiser, creuser dans ses blessures et mourir de la perte de sang. Voilà, c’était ça, je ne faisais qu’attendre après son agonie, le cul gelant dans la neige en pensant à ce que je ferais de lui après qu’il se soit égoutté partout dans le trou. Ce n’est pas comme si j’avais crié comme une fillette perdant sa virginité par toute sa famille de gros rustre dégoutant. Je n’étais pas affoler, voyons, bien sûr que non, ce n’était pas un sauvetage, c’était juste une façon de faire en sorte que mes vêtements soient encore récupérables et que je puisse le faire mariner dans le sang avec de la farce à l’écureuil, cuisant à petit feu sur les braises à la bonne façon de la fine cuisine. Quoi qu’il en soit, le point de vue était erroné…

-Ça, c’est faux. Enfin, peut-être un bras quand j’en aurais eu assez et enfoncer une dague dans la gorge, mais c’était pas une question de vie ou de mort dans mon cas. T’as qu’à te garder la peau en souvenir.

Et ficher le camp avant de te rappeler que tu dois être sans cœur et massacrer tout ce qui n’est pas assez civilisé pour votre genre. Je finis de me hisser à l’extérieur, ne lâchant pas l’inconnu du regard qui avait toutefois le mérite d’avoir rangé son arme principale, ce qui me fis penser que :

-foutus Dieu en partouze! Mon arc!

Je l’avais jeté quelque part pour gagner de la vitesse et du mouvement. Très, très con après-coup. J’allais pas le retrouver dans toute la neige. Sans vent et neige peut-être, suivre les traces de sang et regarder dans les environs, mais c’était enterrer maintenant. J’ai peut-être un bon odorat, mais j’suis pas un chien non plus et j’allais pas m’accroupir sur le sol pour flairer ma piste. Ok pour attaquer et traquer sauf qu’il y avait un crow que je ne devais pas quitter du regard même s’il avait l’air calme et d’une fille. Me calmer, se détendre et observer plus en détail le futur adversaire. Je devrais dire quelque chose à son encontre, de gentil de préférence, peut-être faire bonne impression et ne pas avoir l’air d’être élevé parmi les cochons.

-Tu vas en faire quelque chose de l’ours? Comme prendre sa fourrure en plus de ma vengeance? C’est quoi la loi par chez vous? Celui qui le commence, l’achève, en a le plus besoin, ou qui est déjà le plus riche?

C’était bien. Des questions, c’est toujours gentil. C’était difficile de choisir entre deux états d’esprit. Je savais que la politesse serait de dire merci, mais je ne faisais pas confiance. Oui, les derniers rencontrés avaient été supportables et j’aimais les histoires. Ils étaient minoritaires. Mon plus grand réflexe était de vouloir bondir en grognant pour mordre directement dans la jugulaire et avoir la liberté de me dire que j’éviterais un poignard dans le dos. Je doute toutefois qu’il soit seul, même si son physique lui valait surement la distance des autres. Peut-être qu’il essaierait de se prouver quelque chose en m’égorgeant quand je baisserais ma garde. Un cadeau pour dire qu’il avait peut-être la voix de quelqu’un qui avait pas poussé les couilles, mais qu’il en avait assez pour buter un petit sauvageon d’une décennie de sang-froid. Ce qui serait pas faux, on se les gelait. Le sang chaud dont j’avais été aspergé n’offrait plus le moindre confort. Je jetais un regard rapide sur l’état –désormais lamentable- de mes vêtements avant de vite rediriger mon expression curieuse –méfiante- sur le blond. Tout ce que je pouvais m’imaginer, c’est un homme prétentieux, sans doute habiller en rouge pour bien être visible, avec une foule qui l’écoutait, au moins trois blondes abrutis par son prestige qui clamait aux autres : « Attrapez les tous! Chaque sauvage, chaque bête! Nous allons les traquer, les tuer, les vider et prendre la peau pour en faire des sacs pour les dames et des bottes pour les hommes! Attrapez les tous! », un vrai connard remplit de lui-même –un plein d’merde-.

Il fallait attendre des réponses. Je détestais ça, mais une seule rencontre avec la mort était suffisante pour les prochaines minutes et je ne voulais pas contester l’autorité de l’eunuque. J’étais fatigué, j’avais froid, j’étais pas d’humeur, mon arc voyait déjà son âme partir de son corps et j’avais même pas pu venger moi-même l’ours qui avait saloper mon repas donc j’avais encore faim en plus de ne pas put avoir canaliser ma nature meurtrière.
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MessageSujet: Re: Nord du Mur - 96 - I have always known the storm would come... [Sinha&Seth] Jeu 5 Sep - 8:04

[HJ : Pardonne moi pour le délai Les journées sont chaotiques ]

Tuer un ours n'était pas une expérience que l'on réalisait tous les jours. Même de ce coté la du mur. Bon, bien sur, j'avais déjà chassé et ça n'avait rien de nouveau. La bestiole cependant était en train de rendre l'ame, et je me sentais emplie d'un léger sentiment de fierté a l'idée que ce terrible prédateur fut tombé sous mes fléches agiles. Fierté également à l'idée d'avoir sauvé quelqu'un, même si ce n'était qu'un sauvageon, peu aimable. Et peu aimable il l'était réellement. Mais soit, qu'aurais-je pu attendre d'autre d'un garçon qui - ayant probablement eu peur, jouait de sa fierté et de son arrogance. Garder la peau hein… ? Je le regardais vaguement, guère prise de l'envie de tergiverser. Une part de moi voulait juste tourner les talons, mais il y'avait un coté curieux et interessé de la vie, un coté aventureux et héroïque qui me poussait à rester la.

- J'verrais.

Oui, merci pour la peau, mais… Enfin, je savais que j'aurais du prendre la peau, et j'aurais peut être pu l'offrir a un de mes compagnons, ils étaient peu à avoir pu se payer des manteaux chauds, ou être venus avec une belle fourrure sur les épaules, seuls les riches et quelques bâtards comme moi avaient eu cette chance… Mais voila, tout le monde méritait d'être protegé du froid, et cette peau sauverait peut être quelqu'un. A part que… Je n'avais pas envie de dépecer un ours devant un enfant, aussi sauvage l'enfant eut il l'air d'être.

D'ailleurs il venait de se hisser de sa cachette, et je le regardais vaguement, 12, 13 ans peut être ? Je n'en savais rien, je n'avais jamais été une excellente physionomiste, bien au contraire… Son exclamation me fit cependant lever la tête. Son arc ? Ah, je supposais qu'il l'avait perdu….? Je ne voulais rien pour lui. Et hochant un peu la tête, je continuais de parler de ma voix douce et légèrement éraillée. D'une voix qui cependant ne donnait aucun indice sur l'identité de mon sexe.

- Je ne l'ai pas vu en venant, je suis désolée.

Peut être que j'étais trop polie. Peut être que je n'étais pas faite pour tuer des sauvageons de ce coté du mur. Peut être que mes compagnons de route - sales et malodorants - m'attendaient et me cherchaient ? Peut être que j'allais me faire taper sur les doigts parce que je conversais avec l'un de nos ennemis naturels ? Mais… Il ne m'avait pas attaqué. Et si nous étions leurs ennemis, n'était-ce pas parce que nous les empêchions d'aller au Sud ? La en l'occurrence nous étions au nord, et il ne faisait rien contre moi. Je ne regretais pas de l'avoir sauvé.

Et ses questions ne me prirent pas au dépourvu, oh bien sur je ne m'attendais pas à ce qu'il m'en pose, mais c'était les questions qui passaient dans ma tête depuis quelques minutes déjà. Qu'allais-je faire de l'ours ? Finalement, en le regardant je me rendais compte que ma réponse était toute faite.

- Je ne sais quelle est la loi par ici, et je dirais que sur le Mur et au Sud, c'est celui qui l'acheve qui le mérite. Mais a mes yeux c'est à toi qu'il revient. Sa peau t'offrira un manteau et sa chair de la nourriture.

Je ne parlais pas d'un ton condescendant, a vrai dire quand je parlais c'était toujours de la meme voix neutre de quelqu'un qui n'aimait pas parler trop longtemps… De quelqu'un qui avait des choses à dire mais qui refusait de s'abaisser à les dire. Parce que donner son opinion apportait des ennuis et que la plupart du temps je préférais faire profil bas. La, je voulais juste offrir un ours à un jeune garçon, qui aurait peut être fini dans son ventre. Qu'est ce que je m'en fichais que ce soit un sauvageon. J'étais allée au mur pour protéger et servir le royaume, mais ça ne justifiait pas qu'on tue des innocents. Oh peut être dans des années je regretterai cet acte quand il passerait le Mur et me planterait un poignard dans la colone vertébrale. Mais soyons honnête… Il y'avait de fortes chances que je meure avant.

- Tu saura le dépecer ? Tu veux que je t'aide à l'amener quelque part ?

Je ne voulais pas dire par la qu'il n'avait pas de force, mais … J'étais plus grand et plus fort que lui, c'était quelque chose qu'il fallait avouer. Juste de la logique et de l'honnêteté.

- Est ce que tu as un nom ?

Je… ne savais pas pourquoi je lui demandais ça. Et peut être allait il hurler, et partir en courant, ou se jeter sur moi pour m'attaquer. Je n'en savais rien, je voulais juste… essayer de parler ? D'autant qu'il faisait froid, et que rester en place commençait à devenir douloureux.

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MessageSujet: Re: Nord du Mur - 96 - I have always known the storm would come... [Sinha&Seth] Dim 29 Sep - 3:37

C’était quelle sorte de tour ça? Parler gentiment en étant désolé pour une chose qui n’était pas de sa faute? Je veux bien parfois être de mauvaise foi, mais j’ai perdu mon arc tout seul comme un grand ou à la limite aider par ce crevard d’ours. Une façon de se croire supérieur? Dans le genre : je suis sophistiqué et j’ai un langage qui est supérieur aux tiens, pauvre bavard….ou quelques autres termes ils utilisent pour insulter, comme gens de la plèbe. J’avoue aussi qu’il pourrait juste vouloir détendre l’atmosphère de gel cul avec des formes de politesses.  Bénéfice du doute.

Le crow répondu à mes questions sans violence, ce qui me surprit tout de même, car mon arrogance –comme maman dit- a tendance à toujours m’enlever toute sympathie venant d’autrui. À vrai dire, je ne savais pas moi non plus qu’elle était la loi où s’il en avait vraiment une. Si les gens sont sympas ils font moitié-moitié, sinon ils se tapent sur la gueule –a coup de tout ce qui passe sous la main et comme ont est tous armés…- pour se garder le butin. C’est comment ça fonction pour moi et ma mère. Peut-être diffèrent dans un groupe ou avec un chef. Enfin, sa réponse me surprit et en même temps, j’étais encore plus méfiant. Je suis pas con. Je sais que les crow c’est des gens qui sont jugés mauvais de leur côté et que c’est pour ça qu’ils nous les refilent. Meilleur coup de pute. Ils se débarrassent de la folie meurtrière des leurs sur la sale besogne.

-…

J’hésitais entre un merci et une phrase de mon cru. Mieux valait ne rien dire. Je décidais d’agir moins hostile. Tant qu’à être gelé, autant en profiter et je me laissai tomber sur mon cul. Direct dans une flaque de sang. La chance quoi. Remarque, ça allait peut-être le réchauffer. J’eu une expression agacer sur mon visage, car non les sauvages ne baignent pas dans le sang comme activité de familles après s’être violé entre eux. La prochaine question, de sa part, fut gentille. Je suis certain que mon visage s’adoucit, car j’arrêtais d’essayer de contrôler son esprit pour qu’il m’avoue qu’en fait il se foutait de ma gueule et attendait juste du renfort pour qu’ils puissent me capturer. Ça aurait de la gueule quand même. Revenir sur leur mur chéri, un petit sauvage emballer et trainer dans un gros sac. Pour faire classe, le crow aurait pris la fourrure blanche souillée de sang pour se faire un manteau et rirait de son prestige, mais à la crow prétentieux. Pas de ha ha ha mais bien des ho ho ho, et son succès lui monterait à la tête. Il aurait l’attention de ses paires, aurait le droit de se faire pousser la barbe et serait admis dans le clan de ceux qui boivent.

Je répondis à ses questions avec un hochement de tête de haut en bas suivi de gauche à droite. J’arrivais pas à y croire. C’est qu’il me prenait pour un débile. C’est ça, c’était pas de la gentillesse, mais bel et bien une ruse. Il pensait sans doute que j’appartenais à un clan et que j’étais un petit enfant effrayé qui le prendrait comme un ami et l’inviterait à la maison pour discuter et peut-être même lui mes présenterait mes jouets avec ça? C’est triste quand même, si on y pense de façon euh….le terme pour positif tout le temps? …si on est naïf à souhait. Ça serait si simple de juste jouer le gamin qui acceptait l’aide d’une grande et généreuse personne. Oui, l’aide serait de transporter un cadavre jusqu’à chez soi, mais l’intention de la belle image était là.
La prochaine question m’agaça. Je fus obligé, c’était plus fort que moi, de répondre d’un ton qu’on pouvait appeler grognon.

-Si même les vaches ont des noms, j’imagine que je dois aussi en avoir un, ça doit être de mon niveau.

J’imagine qu’on se jaugeait encore. Mon évaluation était pas terminée. Je n’arrivais pas à me sortir de la tête que, il existait une possibilité que ce ne soit pas un ennemi. Pourtant, j’avais réussi avec le gars des histoires. J’étais à l’aise d’imaginer les lions d’ailleurs sans avoir à observer si ses gestes étaient dus à la passion du récit ou à un prochain coup de poignard. Peut-être la présence de ma mère. Difficile de savoir si elle approuverait mon comportement actuellement. Je poussais alors un soupir assez désespérer. Les réflexions c’étaient vraiment pas mon fort et quand je pensais trop, ça me faisait mal à la tête.

Je jetai un regard à l’ours, tournant la tête assez pour ne plus avoir le crow dans mon champ de vision, ce qui m’apporta immédiatement des frissons d’inconfort. Je n’aimais pas être vulnérable, mais c’était ma situation. Il avait plus d’intelligence qu’un ours et était plus armé que moi. Je devais faire preuve de bonne volonté. Après tout, c’était aussi une occasion.

-En fait, je t’échange une réponse à ta question par une à la mienne. Qu’est-ce que vous, crow au pluriel et pas juste toi, faites ici à part pratiquer votre art de la chasse?

Ma mère était confuse sur le sujet. Parfois tous les crows étaient des sadiques baisant leur victime à même l’orbite de leur crane et à d’autres reprises, ils étaient tout aussi décent que nous deux. Elle était pas là, je pouvais donc savoir. J’essayais donc de faire mon regard le plus innocent qui consistait en fait à ne pas froncer les sourcils et avoir l’air renfrogné. Il avait eu la décence de rester dans le coin –plus précisément le milieu de nulle part…- avec moi, un jeu de questions ne devrait pas être trop compliqué non? Et puis après ça pourrait être la franche rigolade avec l’humour d’ici : quel est la différence entre un bébé vivant et mort? Le goût. Rien de tel pour apporter de la franche camaraderie entre moi et des gens qui nous prennent déjà pour des bêtes. Des gentilles personnes amant des fleurs qui arriveraient à transformer les bêtes en hommes. J’suis certain qu’il y a vraiment des fleuristes de leur côté.

En attendant, la grosse bête morte allait pas s’alléger toute seule. Je pris donc une de mes dagues et l’enfonça directement dans la chair. Discuter tout en faisant la cuisine, le classique quoi.
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MessageSujet: Re: Nord du Mur - 96 - I have always known the storm would come... [Sinha&Seth] Dim 6 Oct - 9:09

Le garçon en face de moi était des plus étranges… Et je tentais de lui parler comme j'aurais parlé à n'importe qui . Peut être que j'étais trop civilisée pour être dans ce coin du monde, peut être que contrairement à d'autres je n'avais pas ma place sur le mur, si être sur le mur consistait à tuer des sauvageons, qui n'étaient que de pauvres gens qui n'avaient pas eu la chance de naitre du bon coté. Peut être que je n'étais pas à ma place ici, et que j'aurais du le laisser se faire dévorer pour que tout le monde soit content. Lui, car visiblement il ne s'attendait qu'a ça, et les autres…

Ce à quoi en revanche il n'avait pas eu l'air de s'attendre, c'était à ce que je lui laisse volontiers l'ours. Soyons honnêtes qu'est ce que j'en aurais fait… Et de plus il lui était bien plus utile à lui… C'était une belle fourrure, qui lui tiendrait chaud, et je ne disais pas cela par pitié, mais juste par sincérité. Les nuits - et même les journées étaient vraiment rudes de ce coté du mur, et cet ours lui serait bien utile. Ma proposition en tout cas l'avait laissé complètement silencieux, et si je m'étais attendu à une montée d'arrogance de sa part - car j'avais bien cerné que ce gamin l'était, teinté d'une arrogance qui ne lui allait pas - je fus légèrement déçue, mais agréablement cela dit. Il ne disait rien. Le silence, juste le silence, comme si il continuait de me jauger. Et ma gentillesse me poussant à lui proposer de l'aide, sans motifs sous-jacent, ce qui certes pouvait paraitre légèrement étrange… Car un homme de la garde de nuit ne venait pas en aide à un sauvageon comme ça, ex nihilo. Et pourtant. Je n'étais pas comme tous les homme de la garde fallait il croire.

En tout cas il ne répondait pas à cela non plus, et j'envisageais de tourner les talons, en le laissant se démerder avec le cadavre de l'ours, mais voila… J'étais curieuse, j'étais décidée à en apprendre un peu plus peut être… Son nom. Je ne faisais que lui demander son nom, et finalement sa réponse eu raison de moi et de ma patience. Ce n'était pas que j'étais méchante loin de la, mais je venais de comprendre que j'étais en face d'un gamin qui cherchait la merde. Juste ça. Juste pour prouver qu'il avait raison et que le grand méchant Corbeau lui avait fait mal… Et bien jamais. Je me contentais d'un sourire en arquant un sourcil.

- Elles n'en ont pas toutes.

Le sourire ne se voyait pas vraiment, derrière la grosse écharpe qui cachait le bas de mon visage, se recouvrant peu à peu de flocons de neiges, et je restais debout, peu tentée de répéter l'expérience qu'il venait de faire en s'asseyant dans le sang de la bête…

Du silence encore, et finalement il le brisa lui, me posant une question. Il voulait jouer à ça… Je hochais un peu les épaules.

- Juste une patrouille… Verifier que tout va bien de ce coté du mur. Que des créatures dangereuses ne s'aventurent pas trop de la barrière… Nous sommes trois, les deux autres sont probablement en train de dormir en cuvant leur Whisky. Pas de grand danger si tu veux mon avis…

Un petit soupir traversa mes lèvres, pouvant signifier plusieurs choses, alors qu'il ne signifait que le plus… flagrant. J'étais lassée par mes propres compagnons et leurs attitudes. Et maintenant j'attendais que le garçon parle de lui même…

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Reaching for you I know you're out there somewhere. It's too dark, I'm so cold I know I had to come here. Every broken dream that I leave behind, keeps me going on keeps me running blind.
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Nord du Mur - 96 - I have always known the storm would come... [Sinha&Seth]

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