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TYWIN&CERSEI ♛ But my legacy stays

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MessageSujet: TYWIN&CERSEI ♛ But my legacy stays Mar 11 Mar - 1:32


BUT MY LEGACY STAYS

Cersei ♛ Tywin

Donjon Rouge, Port-Réal ; An 286 ♛ Elle avait eu peur.

Ce n’était bien sûr pas quelque chose que Cersei Lannister avouerait – jamais. Une lionne se devait d’être fière et courageuse, quand bien même elle avait été mariée à un piètre cerf – ou même qu’elle avait laissé paraître, mais elle avait eu peur. Peur que quelque chose n’aille pas comme il le fallait, que le nouveau-né qui dormait presque paisiblement dans ses bras ne sorte mort-né ou difforme – qu’aurait-on fait d’un prince difforme ? Qu’aurait-on fait d’elle pour y avoir donné naissance ? -, qu’elle ne perde trop de sang et ne finisse comme Joanna Lannister… Et puis, elle avait eu peur simplement de ne pas être capable d’aimer l’être qu’elle mettait au monde – de ne pas savoir comment être une mère. Joanna aurait su, bien sûr – Avait-elle encore été en vie, sa mère aurait pu la guider, la rassurer, lui prouver que tout irait bien une fois la douleur partie. D’un autre côté, si Joanna Lannister avait été encore en vie, alors peut-être Cersei n’aurait pas eu besoin d’être réassurée de quoi que ce soit.

Elle avait eu peur, et elle avait eu mal – Bien plus qu’elle ait jamais imaginer aucun homme avoir mal, une douleur lancinante qui la laissait encore épuisée et endolorie et qui lui avait fait croire, l’espace d’un instant bien trop long, qu’elle allait effectivement mourir. Durant cet instant elle avait resserré son étreinte sur la main de Jaime encore plus qu’elle ne croyait humainement possible, comme si sa présence était la seule chose la maintenant encore en vie. Jaime n’était plus là, à présent – Il n’aurait pas pu rester plus longtemps que nécessaire, cela aurait été courir des risques inutiles. Jaime n’était plus là, et Robert n’était pas encore revenu de la chasse, alors Cersei se réajusta contre les oreillers de son lit et blotti un peu plus son fils endormis contre elle.

Son fils. L’héritier du Trône de Fer. Cersei ne savait s’il s’agissait là d’une bénédiction ou d’un malheur – A choisir, elle préférait avoir un fils plutôt qu’une fille, préférait ne pas avoir à élever un être humain dans le seul but de la vendre au plus offrant comme cela avait été le cas pour elle. Seulement, Joff’ n’était pas simplement un fils – Il était le futur roi. On le lui arracherait dès qu’il serait capable de soulever une épée, et c’était une pensée qui lui semblait à présent insoutenable. Il semblait tellement parfait, et n’avait tellement rien de Barathéon.

On toqua à la lourde porte de sa chambre, et Cersei berça doucement le nouveau-né lorsqu’elle entre-aperçu les premiers signes d’un réveil possiblement peu en douceur – « Entrez. » Somma-t-elle d’une voix suffisamment forte pour être entendue, mais d’un ton calme et mesuré. La porte s’entre-ouvrit pour laisser place à l’une de ses dames de chambre.

« Votre Majesté, votre père souhaite s’entretenir avec vous. » Il semblait normal que Tywin Lannister ait souhaité voir l’héritier royal, pensa-t-elle rapidement, cela-dit Cersei ne l’attendait pas aussi tôt.

« Dans ce cas, laisse-le passer. » Répondit-elle brièvement, son regard délaissant la jeune-femme pour retourner sur son fils.

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MessageSujet: Re: TYWIN&CERSEI ♛ But my legacy stays Mer 12 Mar - 0:41


But my legacy stays

Tywin Lannister♛ Cersei Lannister

Donjon Rouge, Port-Réal ; An 286
Il y a quelques semaines que j'ai appris que ma fille chérie était enceinte. Ma première pensé a été pour Joanna. Pendant une fraction de seconde, j'ai crains que ma Cersei ne subisse le même sort que sa pauvre mère. Heureusement, je me suis vite ressaisie et j'ai chassé cette sombre pensé de mon esprit. Tout irait bien. C'est ma fille. Rien ne peut lui arriver. Rien. Mais si jamais? Si c'était héréditaire? Transmissible de mère en fille? Cette fragilité dans l'accouchement, cette possibilité de mettre au monde un être, non, une chose difforme et impur? Non. Ça n'arrivera pas. Il n'y aucun risque si Robert a bien fait sa tâche. Ça ne devrait pas être trop compliqué pour lui...

Enfin! Tout ça pour expliquer que, suite à la merveilleuse nouvelle venant de Port-Réal, et ma crainte dissipé, j'ai chevauché pour me rendre le plus rapidement possible à la capitale dans l'espoir d'arriver en même temps que l'enfant. Un tour de force que j'ai réussi à accomplir. En interrogeant les gens de la cour, j'ai appris la naissance de l'enfant quelques heures avant, après un jour et une nuit de travail. Je me retiens de grimacer. J'espère que ma chérie va bien... Et l'enfant, que j'ai appris comme étant un garçon, ce porte tout aussi bien.

Je monte les innombrables marches qui me séparent de ma fille à la course légère avant de m'arrêter devant la porte le temps que la camériste ne demande mon autorisation pour entrer. J'évite de pousser un soupire. Pourquoi ma propre fille me refuserait? Comment oserait-elle après tout? Elle n'ai pas du genre à ce laisser corrompre par Robert. Enfin, je l'espère bien. Elle est plus intelligent que tout ces moutons qui suivent ce sale cerf sans même penser à l'impact que cela à sur eux ou leur allié. Quand Cersei accepte, j'entre fièrement dans la pièce, lançant par la même occasion un regard circulaire à la pièce. Robert brille par son absence. Quel être admirable... Je finis enfin par poser le regard sur ma fille et le petit être qui ce cache dans ses bras. Je croise mes mains derrière mon dos en m'arrêtant à quelques pas du lit. J'observe l'enfant, mais surtout ses cheveux d'or. Je reste silencieux. J'ai assez entendu de ses rumeurs alors que je chevauchais pour Port-Réal. Ces rumeurs d'incestes entre elle et Jaime... J'espère que les prochains seront comme Robert et que ces rumeurs cesseront rapidement. J'espère peut-être trop...

-Vôtre Grâce. Je suis ravi que vous acceptiez de m'accueillir après une si courte période de repos. Cet enfant est magnifique, comme sa mère. Une fois que la camériste trop curieuse s'éclipse enfin, je commence à être plus familier. La maternité te sied bien, Cersei. Je suis ravi de voir qu'il n'y a pas eu d'autre complication que ce travail plus long que la normal. Perdre une femme est bien assez pour moi. Surtout pour un nain difforme. Alors, perdre une fille... Enfin. Tu vas bien et c'est ce qui m'importe le plus. Robert là déjà vue ou il est accord parti s'amuse sur la Rue de la Soie? C'est peut-être mieux comme ça en fait... Puis-je?

Je tends lentement les bras vers l'enfant, mes yeux verts clairs posé sur ma fille, attendant docilement son accord. Je sais à quel point il est dangereux de ne pas attendre l'affirmation haut et clair de la mère avant de prendre un enfant. C'est tout simplement signer son propre arrêt de mort et je suis loin d'avoir fini mon règne sur ce monde. Lorsqu'elle me dépose avec douceur l'enfant dans mes bras, je me sens rajeunir d'un millier d'années alors que je tenais Jaime dans mes bras. Les naissances me rendent vraiment trop nostalgique... Je berce avec douceur la petite boule de couverture, détaillant du regard l'être qui s'y cache. Je continue encore de l'observer lorsque je pose ma question: Quel nom portera-t-il? Pour un roi, il faut un nom de roi. Digne et qui inspire le respect de ses alliés et la crainte de ses ennemis. Un vrai nom. Rien de bâtard ou qui se rattache à un cerf. Un nom de lion qu'il lui faut. Un nom qui va avec ce qu'il va devenir et ce qu'il est déjà.

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MessageSujet: Re: TYWIN&CERSEI ♛ But my legacy stays Mer 12 Mar - 22:14


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Cersei ♛ Tywin

Donjon Rouge, Port-Réal ; An 286 ♛ A dire vrai, Cersei ne se souvenait pas avoir un jour observé – réellement observé, et non simplement entre-aperçu à l’autre bout d’une table de banquet ou autre festivité - Tywin Lannister être aussi fier d’elle. La dernière fois remontait probablement au jour de son mariage, mais cela semblait être un événement lointain, presque étranger – Lorsqu’elle gardait encore un espoir naïf qu’être l’épouse de Robert Barathéon serait quelque chose d’enviable, de prestigieux et qui la rendrait invariablement heureuse. Au final elle n’avait pas été offerte en épouse à l’homme qui avait combattu au Trident, mais à son ombre sans éclats ni honneur. Cela n’aurait pas dû avoir la moindre importance – Pas alors qu’elle tenait son fils, héritier du trône, entre ses bras. La lionne avait vaincu – le pouvoir reviendrait réellement à un lion, fier et féroce derrière de fausses apparences de cerf et Cersei ne se souvenait pas s’être jamais sentie aussi complète. Ce n’était pas juste le fait d’être mère, ou toute l’attention qu’elle portait déjà pour l’enfant – Non. Il y avait aussi cette indéniable certitude qu’enfin, au final, elle obtiendrait ce qu’on lui avait toujours refusé – Le pouvoir, la reconnaissance, la gloire, l’amour – grâce à l’être entre ses bras. Elle avait vaincu, seulement personne à part elle et Jaime ne pouvait réellement en saisir l’ironie – et elle doutait que Jaime ne l’apprécie pleinement. Il n’avait jamais eu à se battre à la manière de Cersei. Les armes lui étaient toujours tombées entre les mains parce qu’il était né homme. Sachant tout cela, la fierté de son père n’en avait que plus un goût de validation.

S’il savait, il n’aurait probablement pas été aussi fier.

Cela-dit, le sourire de Cersei était honnête, quoi qu’indubitablement transparaissant de fatigue, n’atteignant pas ses yeux émeraudes qui s’étaient à présent posées sur Tywin, tant en signe silencieux de salutation que pour certifié qu’elle l’avait bien entendu et écouté. La dame de chambre s’éclipsant ne laissa pas place à une effusion d’émotion plus visible que cela, mais son faible sourire resta en place quelques secondes de plus, cette fois-ci en remerciement. Quand bien même Port-réal était devenu sa demeure, et quand bien même Cersei n’avait aucune envie particulière de devoir un jour ne plus vivre à la Capitale, Castral Roc restait la demeure familiale. Avoir son père ici était presque semblable à avoir fait venir une partie de l’endroit jusqu’au Donjon Rouge – Et Jaime ne comptait pas, il avait toujours été plus une autre partie d’elle-même que de Castral Roc.  

« Votre présence à Port-Réal est toujours la bienvenue, père, et j'ose espérer que vous n'ayez pas déjà dans vos projets que cette visite sera courte. » Non pas que Tywin ne soit pas déjà parfaitement au courant de cela, bien sûr, mais il semblait toujours bon de le rappeler. Port-Réal était aux Lannister – Encore une chose qu’elle arracherait à Robert une fois le temps venu, une autre ironie.

L’espace d’un instant, ses pensées se tournèrent de nouveau vers sa mère – Tant de temps à passé que Cersei ne se souvenait plus exactement de ce à quoi elle ressemblait. Elle imaginait de longs cheveux d’or blond, des yeux d’un vert impressionnant et inquisiteur, un visage harmonieux, mais ne se rappelait plus des détails. Ses peurs revinrent, plus brûlante et douloureuse que son corps endoloris – Le lait de pavot ingurgité il y avait quelques heures ne faisait, de toute évidence, aucun effet notable -. Et si, au final, tout ne s’était pas aussi bien passé qu’il n’y paraissait ? Si elle se prouvait être totalement incapable de s’occuper de son fils ? Cersei ne pouvait pas se permettre de penser comme cela – Ne pouvait pas se permettre d’échouer, de se laisser abattre par l’idée que le pire n’était peut-être pas encore passer -, si ce n’était pour elle-même, au moins pour l’enfant qui semblait si paisible dans ses bras. « Je ne suis pas elle. Je vais bien. »  La phrase était presque un murmure, avec moins d’assurance que la Reine aurait voulu. Elle n’était pas Joanna – Et c’était autant terrifiant que cela en était réassurant. « Ne parlons pas du matricide aujourd’hui, je vous en prie. »  Il était inutile de lui rappeler comment Tyrion était venu au monde.

Il fallut quelques instants à Cersei, posant son regard sur son fils, pour se décider à le réajuster dans ses bras pour le tendre à Tywin. Elle devrait probablement s’y habituer – À ce que son fils passe de bras en bras et de mains en mains. D’abord – avant même qu’elle n’ait pu le tenir - cela avait été le Mestre. Plus tard, ce serait Robert – Probablement empestant la sueur et le sang après une partie de chasse, complètement ignorant de l’ironie de la situation et qui laisserait un goût partialement amère dans la bouche de la Reine, qu’elle ferait passer en prétextant avoir besoin de plus de lait de pavot. « Robert chasse. Je doute qu’il tarde à revenir. » Malheureusement. C’était là la version officielle dite sur un ton détaché qui ne laissait aucun doute sur le fait qu’elle ne laisserait pas l’absence du Roi l’atteindre et la seule version à laquelle Cersei prêterait attention pour aujourd’hui. Elle ne pouvait pas se concentrer sur son fils si elle se laissait distraire par les agissements du cerf.

« Joffrey. »  Lança-t-elle alors, réajustant l’ample cotte qui lui servait pour l’instant de robe – Peut-être peu digne d’une reine, mais l’idée de se glisser dans un corset était une perspective qui n’avait rien de réjouissant. « Il devrait s’appeler Joffrey. »  En fin de compte, ce serait Robert qui aurait le dernier mot quand au choix du prénom de son héritier – Cersei n’était pas assez stupide pour penser le contraire. Cela dit, elle doutait qu’un homme quel qu’il soit préférant partir à la chasse pour s’éviter l’ardue tâche d’attendre la naissance ne devait que peu se préoccuper d’un prénom. Dans tout les cas, Cersei ne l’appellerait jamais Jon, ou Eddard. « Et vous avez raison, il est magnifique. »

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MessageSujet: Re: TYWIN&CERSEI ♛ But my legacy stays Jeu 13 Mar - 23:22


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Tywin Lannister♛ Cersei Lannister

Donjon Rouge, Port-Réal ; An 286
Je me suis bien retenu de grimacer lorsqu'elle me salue. Rester à Port-Réal? Avec ce soûlon de roi dans les pattes? Non merci. J'ai eu mon compte des Rois fous et soûlons. Alors, passer une semaine avec Robert, ce n'était pas dans mes plans, mais pas dû tout. Pourtant... J'ai hoché la tête. Je voulais encore moins laisser ma chérie affronter cet homme seule. Je devais être là, tempérer ses humeurs et défendre Cersei si besoin il y a. Je sais bien qu'elle n'apprécie pas le fait que je l'ai pratiquement vendu à Robert, mais je sais qu'un jour, elle va me remercier. Remercier de lui avoir glisser sur la tête cette couronne. Remercier d'avoir fais de son fils, de ses petits-enfants et de tous les autres à venir des grands rois. Des Rois dignes et fiers. Puissants et respectés. Mais si je ne fais rien pour elle, au prix de quelques incommodassions pour moi, alors comment pourrait-elle un jour vraiment me remercier? Je dois toujours voir à long terme. Pas comme cet idiot de Robert qui se contente de vivre au jour le jour. Peut-être est-ce que je regrette les Targaryens et leur folie...

Je me suis tout aussi bien retenu de gronder en l'entendant parler qu'elle n'était pas comme Joanna. Elle semble peut-être avoir oublier sa fausse couche, mais pas moi. Enfin... Fausse couche est un bien grand mot, mais ce n'ai pas l'endroit pour parler de ce qui c'est réellement passé. Je ne suis pas idiot. Je sais bien que ce n'était pas dû tout naturel, mais je me suis tue. Ce château est reconnu pour ses petits oiseaux qui vont tout rapporter à l'eunuque. Ce n'ai qu'après cette réflexion que j'ai remarqué sa voix. Elle avait perdu toute confiance, toute assurance qui fait d'elle une vrai reine. Je la revoie comme une enfant quelques instants, une fraction de seconde peut-être avant de la revoir telle qu'elle est réellement. Une femme forte et brave. Une vrai lionne. Malgré tout, je n'ai pu m'empêcher de penser à sa réaction. Elle a agi comme si elle avait eu peur, pendant une seconde, d'être comme sa mère. Mais je la sais forte. Elle ne mourra pas. Elle est ma fille. Et la fille de Joanna. Elle ne peut pas mourir en couche, elle. Elle pourrait survivre à toutes les catastrophes du monde. J'en suis sûr et certain.

J'ai fermé les yeux un moment en l'entendant dire que Robert était à la chasse. Quel crétin de première classe! Partir alors que ce grand jour était tout près! Enfin, ça fait mon affaire, mais il pourrait montrer plus d'égard à ma fille. Quand on humilie un Lannister, on s'attaque directement à moi. Et personne ne peut m'attaquer sans y laisser quelques gouttes de son sang. Il va attendre parler de moi, ce cerf, une fois rentrer chez lui. J'en fait le serment! J'ai rouvert les yeux pour les poser sur mon petit-fils. J'observe ses yeux fermés alors qu'il dort paisiblement, ses cheveux d'or bouclé. Il est magnifique. Trop parfait... Beaucoup trop... Où sont passé les caractéristiques du Seigneur de l'Orage? Je ne vois pas les traits de Robert en lui. Je vois d'autres personnes et pas les bonnes. Mon esprit titille en entendant le prénom. Joffrey.

Je me retiens de tout commentaire, mais la rumeur flotte dans ma tête comme une ombre dangereuse. Plus je me retiens et plus je me sens bouillir de l'intérieur. Croyaient-ils que je ne verrais rien? Je les ais tenu dans mes bras tous les deux et Joffrey est leur portrait craché. Il n'a rien de Baratheon. Pour la première fois de ma vie, je me surprends à espérer que j'ai tord et que je me fais des idées. Je garde le petit prince dans mes bras quelques minutes avant de le remettre dans les bras de sa mère alors que je fais quelques pas vers un fauteuil que je déplace pour être plus près de ma fille avant de m'assoir. Je croise mes doigts sous mes lèvres, cherchant les bons mots. Je connais ma fille. Je la connais susceptible et la moindre remarque un peu trop brusque à son goût pourrait la mettre sur ses gardes.

-Joffrey... C'est parfait pour un enfant comme lui. Et je me porterais garant de son éducation lorsque le temps sera venu. Je ne voudrais pas d'un Robert II sur le trône. Et la distance entre Castral Roc et Port-Réal devrait être assez grande pour faire disparaître ce que Robert pourra lui avoir enseigner.... et te permettre de prendre un peu de repos. À cet âge, les enfants sont les plus turbulents. Et puis, tu seras toujours la bienvenue chez toi, à Castral Roc, si jamais il te manque trop. Mieux encore. Robert ne pourra pas t'y suivre. Je prends une pause avant de poursuivre, sûr de moi, même si au fond je crains de la brusquer. Ma voix n'est qu'un murmure pour que seule elle puisse m'entendre, me penchant un peu vers elle pour baisser le ton de ma voix au minimum. Une rumeur plane sur Westeros. Et je ne l'aime pas. J'espère que tu seras faire des enfants plus... Baratheon la prochaine fois. Je me fiche bien du pourquoi Joffrey ne possède aucune caractéristique de Robert et je ne veux pas le savoir. Tu dois simplement inventer une bonne histoire pour que le peuple y crois... Au point que toi-même tu dois y croire. C'est autant un conseil qu'un ordre.

Je me redresse avant de poser une main sur son épaule, faute de pouvoir sourire. Joanna était la seule à qui je réservais mes lèvres. Et j'y serais fidèle jusqu'à ma mort et même au-delà. C'est peut-être égoïste, mais c'est comme ça. Je ne peux simplement pas sourire. Même pas à mes propres enfants. Enfin, pas tous. Je fais un discret, presque infime sourire qui semble invisible dans ma barbe, mais je sais que Cersei sera le reconnaître. Elle est ce qui se rapproche le plus de Joanna et elle mérite ces petits sourires secrets.

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MessageSujet: Re: TYWIN&CERSEI ♛ But my legacy stays Ven 14 Mar - 1:22


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Donjon Rouge, Port-Réal ; An 286 ♛ Le hochement de la tête de son père amena un léger sourire qui tira sur les traits de Cersei et rompît partiellement son air impassible. Elle n’avait pas la force de rester de marbre face au monde – Plus tard, lorsqu’elle devrait se lever de ce lit et se rendre plus présentable pour un quelconque banquet, une quelconque fête en l’honneur du nouveau prince, ou une quelconque réunion de la Cour à laquelle elle devrait assister mais à présent, elle se devait à elle-même quelques secondes de repos. « Je m’assurerais que l’on vous préparer des quartiers en conséquence. Combien de gardes et domestiques vous ont accompagné ? » Avait-il au moins été proprement reçu ? En l’absence du roi, et compte tenu du fait que Cersei n’avait été dans aucune condition de se lever et d’aller accueillir son père, la reine ne savait qu’espérer que la Garde Royale avait réserver à Tywin l’accueil qu’un noble visitant les Terres de la Couronne recevait.

Elle réajusta Joff dans ses bras, se tournant légèrement vers son père comme pour démontrer qu’elle lui accordait toujours son attention. Ses premières paroles lui firent arquer un de ses sourcils, tant d’un amusement bref qu’en questionnement. « Je viens à peine de lui donner naissance que vous parlez déjà de l’envoyer à Castral Roc pour parfaire son éducation ! Laissons-lui le temps de se développer par lui-même avant de soumettre ce genre de proposition à son père. » Cela dit, Cersei ne pouvait que se demander si là n’était pas la manière de son père de lui signifier que, quoi qu’il arrive, elle trouverait toujours à Castral Roc la protection dont elle avait besoin et donc rajouta brièvement – « Je peux vous assurer que l’éducation de Joffrey se fera de telle sorte qu’il sache pertinemment qu’il fait tout autant partie de la maison Lannister que de celle des Barathéon, et que nous trouverons toujours notre place à Castral Roc. » Après tout, un monde où Robert serait loin d’elle semblait à présent parfaitement idyllique, enviable. « D’autant plus si la présence de Robert n’y est pas requise. »

Seulement, bien sûr, toute bonne chose se retrouve ternie de part ce qui la suit. La reine fronça les sourcils – par surprise, mais bien plus car l’idée que quelqu’un puisse être au courant, réellement au courant, de ce qu’il se passait entre elle et Jaime était terrifiante, impossible, impensable. Ils avaient toujours agit dans la prudence la plus complète – Du moins, tel avait été son cas – et si cela se savait, se savait vraiment…

« J’ai bien peur de ne pas comprendre ou vouloir comprendre ce à quoi vous faites allusion, père. Mon fils me ressemble. » Il ressemble à Jaime, pensa-t-elle, et l’espace d’un instant cela semblait suffisant – comme une preuve indéniable que Joffrey n’aurait de Barathéon que le nom, et ne deviendrait jamais comme celui que tout le monde considèrerait être son père. S’il pouvait avoir la moitié de la force de caractère de Jaime, cela aurait été suffisant – Et même s’il ne l’avait pas, Cersei se rendit compte que l’être entre ses bras était bien trop parfait pour que cela ait une quelconque importance. « Cela est une coïncidence plus qu’un quelconque crime et, que sais-je, peut-être même la force de nos gênes est-elle une particularité Lannister. Que le peuple parle si cela lui chante, les fausses rumeurs se tairont d’une manière ou d’une autre. Cependant, vous devez savoir mieux que personne que je suis parfaitement incapable de faire une telle insulte à ma famille, et ce fait est d’ailleurs parfaitement rependu auprès des personnes d’importance. » Son ton tentait d’être mesuré, conversationnel, mais elle supposait – tant de part les léger accents indignés de sa voix que parce que l’enfant dans ses bras avait commencer à remuer, couinant comme pour montrer qu’il n’appréciait pas la manière dont les mains de sa mère s’étaient crispées autour de ses couvertures – que ses efforts étaient vains. Elle marqua donc une pause, son regard partant de son père pour se tourner vers son fils qu’elle entreprit de calmer, sa voix se radoucissant pour lui avant de continuer à l’attention de Tywin, ses yeux émeraudes toujours fixés sur Joffrey -  « Si cela vous rassure, soyez certain que je ne laisserais pas d’immondes rumeurs quelles qu’elles soient se propager à mon égard ou à celui de mon fils. Et, si c’est ce qui est nécessaire pour assécher vos troubles, je peux vous assurer répondre parfaitement de mon devoir d’épouse et de reine tant auprès de Robert que par rapport au peuple et à la Cours. »  Ce n’était pas réellement un mensonge. Cela dit, ce n’était pas, non plus, une vérité.

En règle générale, lorsque Robert trouvait le courage, la stupidité, la raison ou même l’envie de partager la chambre de sa femme, il était généralement suffisamment tard – voire suffisamment tôt – pour qu’il se soit déjà perdu dans le vin, la bière, et probablement auprès d’autres femmes bien moins belles mais bien plus sottes que la reine. Au matin, peu importait ce qu’il se passait derrière les portes de sa chambre, Cersei avait toujours la certitude qu’il ne se souviendrait de rien, et que se réveiller aux côté de la blonde serait suffisant pour que le roi en tire les conclusions qu’il fallait. Quant à se douter de la fidélité de son épouse, la lionne comptait sur le caractère de plus en plus négligeant du cerf, et sa piètre opinion d’elle, pour empêcher un quelconque doute de s’installer dans son esprit. C’était, en somme, le plan parfait – Plus parfait que celui de pousser Jaime à rentrer dans la Garde Royale, qui n’avait eu de conséquences posities qu’après son mariage avec le roi Barathéon. Cela dit, Cersei se garderait bien de raconter tout cela à son père, ou de rentrer dans les détails peu ravissant de sa vie en tant que reine Barathéon – Tywin s’en doutait sûrement. Il avait pris cette décision pour elle – elle ne l’avait pas détester, au départ, et avait naïvement cru pouvoir être heureuse et aimer Robert jusqu’à leur nuit de noce -. Quant au reste, ce dont il ne se doutait pas ne pouvait pas l’atteindre, un trait qui lui semblait à présent ô combien similaire à Jaime. Alors, Cersei le gratifia elle aussi d'un sourire discret, rassurant, comme si tout ce qu'elle venait de dire n'était que la pure vérité et pour prouver qu'elle appréciait dans tout les cas ce qu'il tentait de faire pour elle.

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Dernière édition par Cersei Lannister le Sam 15 Mar - 23:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: TYWIN&CERSEI ♛ But my legacy stays Sam 15 Mar - 23:12


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Tywin Lannister♛ Cersei Lannister

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Je n'ai pas voulu dire la vérité de mon arrivé ici à Cersei. Ça aurait été un plan pour qu'elle se lève d'un bond et tranche les mains des incapables qui n'ont pas pris la peine de venir à ma rencontre. En fait, c'était à peine si les domestiques m'ont adressé la parole. Mais mieux vaut taire cette accueil peut chaleureux. Je serais payer mes dettes lors de mon séjour en ces lieux et ils vont regretter amèrement de ne pas avoir fait plus attention à moi. Enfin, c'est peut-être à cause de mon escorte réduite aussi. Il faut dire que je suis parti assez rapidement de Castral Roc et n'ai pris avec moi que quelques fidèles gardes, rien de plus. N'empêche qu'on devrait m'accueillir en toutes circonstances, que je sois seul, avec une armée ou seulement accompagné d'une dizaine de gardes, qui plus est, sans bannière. Peut-être aurais-ce été plus clair si j'avais fredonné Les Pluies de Castamere? D'habitude, un seul regard suffit à leur faire comprendre qui je suis, mais bon. Je n'ai pas eu le temps de m'offusquer, j'avais d'autre priorité comme savoir si ma fille allait bien.

-Hm... Seulement une dizaine de gardes, tout au plus, pour assurer que la route se passerait bien, mais surtout rapidement. Je n'ai pas eu le temps de m'encombrer de plus. Je voulais arriver le plus rapidement possible et voir l'enfant. Et toi aussi.

Mon ton ne l'a pas laissé deviné, mais j'étais inquiet pour elle. Enfin, passons. Je l'ai écouté en silence, l'esprit bien concentré sur elle. Je tente de calmer la rage qui monte en moi lorsqu'elle dit ne pas comprendre. Elle comprend parfaitement! Et je le sais... Et je crois qu'elle sait que je sais. Toutes ces piètres excuses ne la sauveront pas. Le peuple ne va pas lâcher le morceau aussi facilement surtout lorsqu'il va voir Joffrey. Un seul pourrait avoir la brillante idée de lancer qu'il ne ressemble pas au roi pour que d'autres suivent l'idée et nous allons nous retrouver en plein scandale qui pourrait vite tourner à la révolte. Et j'en ai plein mon dos des révoltes et des guerres et de tout ça. Je veux le retour au calme, la paix, comme au début du règne du roi fol. Je ne laisserais aucune rumeur ou mauvaise conduite de mes enfants gâcher la paix durement acquise. Je resserre ma main sur son épaule, tentant de me calmer ou du moins de ne rien laisser transparaitre de ma colère, mais surtout de ma crainte que cette rumeur se relève fondée. Je hurle, je boue, je me révolte de l'intérieur. Bien sûr, je ne montre rien à ma fille. Je suis juste immobile, un long moment. Mais silencieux surtout. Je la fixe longuement, droit dans les yeux jusqu'à ce qu'elle souris et que je lui réponds pareillement avant de finalement prendre la parole.

-Je te l'ai dis, je me fiche de connaître la vérité. Surtout en ce lieu où les petits oiseaux foisonnent. Par contre, le peuple devrais être convaincu que cette rumeur n'est qu'une horrible histoire inventée de toute pièce. Et crois moi qu'il ne baissera pas les bras aussi facilement. Premièrement, tu dois pouvoir te défendre devant n'importe quel argument. Sème le doute dans leur esprit en disant que certains éléments ressemblent à Robert. Et ne sors surtout pas cette phrase de ''gène Lannister'', car ils vont l'anéantir en prenant exemple sur ta tante Genna qui n'a eu que des enfants aux caractéristiques Frey. Ensuite, ne sois pas autant sur la défensive... Ça aura l'air suspect. Je prends une pause, réfléchissant un instant.Je serais là, si jamais ça prend des tournures... dramatiques. Un seul complet devrait suffire à faire taire ce qui restera de ragot.

Je libère son épaule de ma main avant de tourner la tête vers la porte de la chambre, craignant à chaque instant que quelqu'un n'y entre sans être invité et surprend cette échange avec ma fille. J'aurais dû apporter des gardes pour veiller à la porte, pour s'assurer d'être tranquille. Ça m'apprendra à vouloir agir dans la hâte... Une fois bien convaincu que personne n'ai proche d'arriver ou d'interrompre notre discussion à Cersei et moi, je regard de nouveau ma fille. Même assis dans ce fauteuil plutôt bas, j'ai l'air imposant, massif. Je ne peux que m'imaginer comme les statues des cryptes Stark. Immuable, gravé dans la pierre pour l'éternité. La seule différence est que eux sont morts et moi en vie. Et un fier Lannister. Sinon, la comparaison est à s'y m'éprendre. Surtout avec les habits noir et sobre que je porte. On pourrait dire que je suis un frère noir si je n'avais pas cette broche léonine et que mon nom n'était pas Tywin Lannister...


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MessageSujet: Re: TYWIN&CERSEI ♛ But my legacy stays Dim 16 Mar - 2:23


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Cersei ♛ Tywin

Donjon Rouge, Port-Réal ; An 286 ♛ S’il y avait une infime partie de Cersei qui espérait que les premiers mots de son père signifiaient qu’à sa manière il avait été suffisamment inquiet du sort de sa progéniture pour parcourir la Route d’Or reliant Port-Lannis à Port-Réal aussi rapidement que les conditions le permettait, la reine ne le montra pas – son visage restant impassible. Elle savait depuis longtemps – Depuis toujours. Il semblait que cela ait été la première chose qu’elle ait appris, le premier concept qu’elle ait pu comprendre avant même de dire ses premiers mots, celui de famille et d’héritage - que son bien-être devait bénéficier au nom des Lannister, le rendre plus important, plus puissant, plus glorieux, plus craint pour qu’au final cet héritage puisse se poser sur les épaules d’autres après elle, qui tenteraient de réaliser la même chose. L’inquiétude hypothétique de son père était conditionnée par les mêmes valeurs – celle d’honneur familial, ce sentiment d’appartenance à quelque chose de bien plus grand et puissant que toute autre force de la nature -.

Peut-être avaient-ils tous deux pensé à Joanna – Cersei ne pouvait s’imaginer que Tywin ne le ferait pas, dans cette situation -. Peut-être avaient-ils tout les deux eu peur face aux possibilités qu’un tel souvenir évoquait. Peut-être. Cela n’avait pas d’importance – Parce que Tywin avait vu son petit-fils, l’héritier du trône, mais aussi parce que la première chose sur laquelle il semblait vouloir s’attarder était à quel point le résultat était insatisfaisant, trop porté à poser des problèmes et créer des rumeurs. Alors, la blonde hocha simplement la tête quant son père mentionna n’être venu qu’avec une garde de dix hommes. « Des arrangements seront fait. » Et ce dès qu’elle aurait le temps de le mentionner auprès d’un domestique, une fois cette conversation terminée. Au moins, cela ferait moins d’hôtes dont elle devrait se préoccuper – Une aubaine qu’elle ne refuserait pas, d’autant plus aux vues de ses nouvelles responsabilités de mère. « Je suis certaine que Tyrion apprécie que vous n’ayez pas voyagé avec certains domestiques. » S’il était ici, après tout, cela signifiait que le nain difforme devait être en charge de Castral Roc. Ce n’était, en soit, pas une pensée réjouissante – Et certainement pas une qu’elle aurait souhaité entretenir, dans d’autres circonstances -, seulement aux vues des mots de son père, il semblait facile de recourir à la mention d’un frère nettement moins satisfaisant comme une distraction facile – Tant pour Tywin que pour elle. Il aurait été si facile, à cet instant présent, de lui dire qu’elle n’était pas tante Genna, ou Joanna, ou toute autre femme des Lannister, et lui rappeler que de tout ses héritiers, elle était celle s’étant montrer jusqu’à présent la plus digne du nom des Lannister – Lui rappeler qu’elle aurait pu être aussi douée que Jaime. Seulement, Tywin avait raison.

Cersei n’était pas idiote au point de complètement délaisser l’avis et les conseils de son père mais elle ne pouvait pas, ne devait pas le laisser avoir des soupçons trop proches de la vérité. Quand bien même Tywin Lannister affirmait ne pas avoir d’intérêt dans cette vérité et préférer préserver des apparences intouchables et incontestables, Cersei ne pouvait avoir la certitude que cela durerait. Elle ne pouvait avoir la certitude qu’elle et Jaime n’étaient pas en danger. C’était un concept parfaitement insoutenable, tenacement accroché au fond de son esprit – Personne ne devait se douter de rien. Encore moins à présent que la vie de son fils - son fils, qui n’aurait pas la possibilité d’être à Jaime et ne serait jamais à Robert – rentrait dans la balance.

La pression sur son épaule – Celle qui, en se resserrant, avait attiré le regard émeraude de Cersei de son fils jusqu’à son père – se desserra, et la blonde vit la main de Tywin retomber de son épaule. Cependant, ses yeux restèrent braqués sur le Seigneur de Castral Roc d’un regard observateur.  

« Comment ne pas être sur la défensive, père, alors même que j’ai la nette sensation de n’entendre que des calomnies qui pourraient potentiellement être nocives au bien de mon enfant ? » Malgré son ton, la question n’était pas totalement rhétorique – encore moins que ce que Cersei aurait voulu l’admettre. Tywin avait été, était et serait toujours le seul exemple de parent qu’elle avait pu réellement connaître, qui n’avait pas été arraché à elle. La perspective d’envoyer un corbeau à sa tante quant à ses questions semblait indigne, comme si elle aurait donné à Genna une sorte de satisfaction malsaine à savoir que la reine avait besoin de son aide – Quand bien même Genna était sa tante, Cersei restait la reine, et ce qu’elle percevait comme une entrave publique à la supériorité et l’honneur que lui conférait cette position ne pouvait être quelque chose de positif. Elle n’avait que Tywin et sa fierté – Et Cersei ferait tout pour que l’un et l’autres soient une aide plus qu’une entrave au bien-être de Joff’, quand bien même ces deux paramètres ne soient en eux-même pas comparables. « Vos paroles ont été entendues, père. » Elle avait compris le message, en somme, mais en des termes bien moins directe et lui laissant une plus grande marche de manœuvre. « Je saurais protéger ma famille. » Ce n’était pas qu’une référence à son fils – Pas que, pas alors qu’elle avait vécu et vivrait toute sa vie en tant que Lannister. Joffrey en était un aussi, à présent, et plus que selon la version officielle. Une partie de Cersei se doutait qu’elle ne l’aurait pas aimé autant s’il n’avait été qu’à moitié elle et à moitié Barathéon. « Quand bien même il nous faut nous préparer pour le pire, je ne compte pas laisser ces fausses rumeurs se propager. Si vous regardez de plus près, je suis certaine que vous trouverez la forme de son nez semblable à celle de Robert. » Non. Son fils n’avait absolument rien du roi et prétendre le contraire semblait néfaste, un concept qui ferait presque remonter de la bile le long de la gorge de Cersei.  Cela dit, elle se devait de le faire croire au monde, comme Tywin lui-même l’avait si bien designer. Il se trouvait juste que le monde, en ce moment même, incluait le patriarche de la Maison Lannister.     

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MessageSujet: Re: TYWIN&CERSEI ♛ But my legacy stays Mer 19 Mar - 21:50


But my legacy stays

Tywin Lannister♛ Cersei Lannister

Donjon Rouge, Port-Réal ; An 286
La famille. Voilà la notion la plus importante que j'ai enseigné à mes enfants. L'honneur importe peu. Et les richesses encore moins. La famille, c'est la que ce situe la vrai vérité. La famille. C'est pour cette raison que j'ai gardé et éduqué Tyrion malgré l'infamie de sa déformation et l'horrible crime qu'il a commis de tuer sa pauvre mère en couche. C'est pour cette raison que j'ai été révolté en apprenant que ma chère sœur allait être vendu à un Frey et que je n'ai pas hésité de le dire haut et fort malgré mes dix ans. C'est pour la famille que je suis partie loin d'Aerys lorsqu'il m'a pris mon seul héritier. Et que je me suis vengé de lui en temps voulu lorsqu'il a osé refuser publiquement l'alliance entre Cersei et son fils. La famille. C'est tous ce qui guide mes gestes et mes décisions. La famille. Rien n'ai plus important. Nous pouvons s'allier avec n'importe qui, devenir ami avec des tonnes de gens et ce faire des milliards d'ennemis, la famille sera toujours la seule sur qui on pourra compter. La famille et personne d'autre. Il faut toujours se serrer les coudes et s'aimer. C'est ainsi. La famille est tout ce qui compte. C'est grâce à ça que nous sommes les plus puissants et les plus crains. Sans la famille, les Lannister seraient comme toutes les autres maisons: faible et toujours en train de regarder derrière sois pour s'assurer que personne ne leur plante un couteau. Ils se détournent alors de leur but et doivent constamment réajuster leur tir. Mais les Lannister ne sont pas comme ça. Ils veillent les uns sur les autres. Nous pouvons alors garder la tête vers l'avant et avancer plus rapidement que les autres et arriver les premiers aux termes de nos rêves. Oui. La famille. Ça pourrait presque être notre nouvelle devise...

Enfin! J'ai réfléchis un moment à la réplique de Cersei à propos de Tyrion. Ça m'a pris qu'une fraction pour saisir le lien et je me suis empêché de grimacer en imaginant un instant Tyrion diriger Castral Roc. Non. Jamais. Jamais il ne sera maître de cette place, même pas pour quelques jours. Je ne veux pas qu'il s'arrange pour réduire à néant tout le travail que j'ai durement fait pour rendre notre maison de nouveau présentable à la face du monde. Il a déjà gâche notre famille en tuant Joanna. Il ne massacrera plus aucun Lannister! J'en fait le serment! Je serais en train de m'agite comme un lion en cage si je n'avais pas appris à tuer toutes démonstrations d'émotions extérieures. À cet instant, j'étais, en fait, encore plus immobile qu'une pierre, si cela est possible, les yeux fixés sur ma fille. Des yeux ne démordant pas de sa proie. J'ai fais une minuscule grimace, mais on peut aisément faire passer ça pour un tic vu à quel point elle disparait aussi vite qu'elle est venue. J'ai respiré profondément par le nez avant de prendre la parole. Mon ton était dur et froid comme la glace. Il m'est plus facile d'être brutal que doux, même avec ma progéniture, et quelques fois, je regrette de me montrer aussi insensible. Mais c'est le prix à payer, pour être craint et respecté. Et offrir la meilleure vie possible à mes enfants... même Tyrion.

-C'est ton oncle Kevan qui gère le Roc en mon absence. Ça toujours été lui, c'est lui et ça sera toujours lui. Depuis le jour que Joanna est morte et jusqu'à ce que Jaime... décide à ce défaire de ses serments stupides et redevienne mon héritier. D'ici là, je refuse de donner à Tyrion ne serais-ce qu'une journée de règne à Castral Roc. Ça serait suffisant pour nous ruiner avec toutes ses putains et barils de vin. Peut-être, s'il se montre assez compétent, lui donnerais-je un jour Castamere, mais ça sera tout ce qu'il pourra espérer de moi. Ce qui est déjà beaucoup pour quelqu'un... comme lui. Si ce n'était que de moi, il n'aurait rien. Mais... un Lannister est un Lannister. Qu'il soit assassin ou nain ou même les deux... Ça reste un Lannister. Je... ne vois pas pourquoi je ne lui offrirais pas ce château désert alors que je m'acharne à offrir Castral Roc à Jaime qui est tout aussi assassin que lui.

Après mes nombreux discours, et sur le Lannister gardant le Roc en mon absence et cette horrible rumeur, j'observe les yeux de ma douce Cersei. Elle semble tellement sur ces gardes... Ce n'est pas bon. Elle doit être plus détendu. Plus... surprise et offensée qu'en colère et vouloir tuer tout ce qui bouge. Elle doit le faire sinon, s'en ai fini. Elle le doit... Mais je ne dis rien. Je sais qu'elle ne fera pas l'idiote. Du moins, j'espère ne pas me tromper. Et puis, j'ai assez fait de reproche pour la journée. Ce n'est pas en disant tout ce qui est mal que ça va améliorer sa situation. C'est en l'aidant réellement qu'elle va pouvoir survivre aux regards noirs du peuple et à leurs messes-basses. Je regarde toujours le vert de ses yeux lorsque je coule mon regard vers l'enfant, lentement, gardant toujours les yeux de Cersei dans mon champs de vision pour bien lui faire comprendre que me fixer ne m'intimide d'aucune manière. Je me pince quelques millièmes de secondes les lèvres avant de pointer lentement le menton de Joffrey, dessinant ses courbes du bout du doigt.

-Son menton, plutôt. Non? Et puis... Qui oserait couper la barbe de Robert pour en être certain? Ou bien s'en approcher et le fixer suffisamment longtemps pour bien valider la preuve? C'est trop subtile pour tout le monde... Même Robert. Trouve les subtilités et utilise-les à ton avantage. Souviens toi en par cœur. Développe des arguments d'acier pour défendre ses subtilités ou rends les impossibles à vérifier pour le commun des hommes. À toi. Dis moi, réellement, ce qui... ''ressemble'' à Robert. Et oublie cet idiot de nez qui est authentiquement de toi.

Je repose mes yeux dans les siens, la mettant au défi de bien faire cette fois. Elle devrait être capable, non? Elle doit bien connaître tous les recoins de son époux. Elle devrait être en mesure de trouver des détails si futiles et pourtant si utile dans un temps comme celui-ci où la rumeur peut prendre des proportions énormes et l'engloutir avant même qu'elle ne se rende compte de ce qui se passe. Et, en temps que père, je me fais un devoir de la guider du mieux que je peux pour éviter que cette vague de malheur ne la frappe de plein fouet. Je dois être son phare dans cette noirceur, jusqu'à ce que le jour ce lève de nouveau et qu'elle puisse naviguer seule jusqu'à la prochaine nuit où ma lumière viendra encore l'éclairer. C'est ça, la famille. Il faut toujours s'entraider, même dans les bons moments et surtout dans les pires. C'est la définition même de ''famille''.


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MessageSujet: Re: TYWIN&CERSEI ♛ But my legacy stays Ven 21 Mar - 0:24


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Cersei ♛ Tywin

Donjon Rouge, Port-Réal ; An 286 ♛ La Remarque brûlait les lèvres de Cersei – acide, amère, laissant un arrière-goût peu agréable qui collait au palet de Cersei derrière elle. Et lorsque Oncle Kevan sera mort ? Qu’adviendra-t-il de Castral Roc lorsqu’Oncle Kevan ne sera plus là?

Les mots perfides ne passèrent pas ses lèvres, Cersei s’en empêchant ne serait-ce que pour le respect que tout enfant devait à son paternel, mais aussi parce qu’elle craignait de trouver la réponse encore moins à son goût que la question. Castral Roc était son enfance – C’était de grands couloirs de pierres polies dans lesquels elle avait couru durant de longues après-midi d’été où elle tentait d’échapper à la vigilance de sa Septa pour aller rejoindre Jaime ; c’était l’odeur des Mers du Crépuscule qui remontait jusqu’au château alors que le soleil se baissait contre l’horizon ; c’était Jaime alors qu’il ne savait pas encore exactement comment tenir son épée et encore moins la manier ; c’était les moindres recoins et passages du château que l’enfant qu’elle était avait fini par connaître par cœur ; c’était aussi, indubitablement, la présence constante du monstre difforme comme un rappel constant qu’il lui avait pris sa mère en naissant et que le monde n’était pas fait pour être bon ou clément. Voir Tyrion hériter de tout cela aurait semblé être une moquerie cruelle du destin, comme si ce simple fait pouvait venir teindre à jamais les souvenirs des longues journées d’été et de la brise nocturne d’une couleur hideuse. Seulement, Kevan Lannister ne serait pas toujours là, et faire passer Castral Roc entre les mains d’une des progénitures de ses oncles et tantes semblait d’autant plus une moquerie, comme mettant en dérision tout ce que son père avait fait pour leur famille – Les Pluies de Castamere, l’ombre pesante du fantôme des Tarbeck et des Reyne, n’aurait tout simplement plus le même effet et n’inspirerait plus ni crainte ni respect. Ils ne pouvaient pas se le permettre – Cela leur ferrait perdre trop de ce qui consistait la force indivisible, imposante et insurmontable de leur famille.

Seulement, plus que le concept aberrant et dérangeant de voir un jour Castral Roc et l’Ouest tomber entre des mains qui ne sauraient exactement comment en être suzerain, l’idée que son père se raccrochait encore à la possibilité que Jaime puisse lui revenir était à la fois ironiquement drôle et amère, aigre–douce. Votre précieux héritier ne vous reviendra pas., considéra Cersei en silence, ne pouvant retenir le sourire en coin ampli de ce sentiment mêlant douceur et amertume qui se dessina sur les traits de son visage tendu, mais disparu en un instant – aussi vite qu’il n’était venu. Après tout, Jaime était à elle. Cersei ne pouvait concevoir un monde dans lequel ce ne serait pas le cas, et ce fait était autant terrifiant qu’il n’en était rassurant. Alors, Jaime resterait sagement dans la garde royale, à la disposition et au bon vouloir de sa sœur, et Cersei continuerait d’aller chercher à s’oublier auprès de lui lorsque, entre-autres, Robert Barathéon se montrait particulièrement insupportable. Jaime ne reviendrait pas – Et c’était là une autre pensée qui brûlait les lèvres de la lionne, encore plus acide que la première. Durant une fraction de seconde, les conséquences d’avoir de telles paroles semblaient un prix peu cher pour l’entière, crue et violente vérité. L’instant ne dura pas assez pour que Cersei ne parle, son père mentionnant les actes de Jaime – du régicide. Son jumeau semblait tout du régicide, au travers des mots de son père. Le régicide, fier héritier de Castral Roc qui n’avait jamais eu peur, pas même en tuant le Roi Aerys II, un ode au dieu guerrier en qui Cersei supposait que ni Tywin, ni Jaime ne croyait, mais un beau symbole tout de même. Le problème, dans cette ligne de pensée, était que Jaime n’était pas que le régicide. Il était un chevalier ayant prêté serment auprès de deux Rois – des vœux qu’il avait brisé à plus de reprises que le petit peuple s’imaginait -, et auprès d’elle. Il aurait pu prendre le trône, lorsqu’il en avait eu l’occasion quelques années auparavant – chose qu’il n’avait au final pas fait, un acte manqué pour lequel l’époux de Cersei semblait prendre plaisir à l’humilier. Humilier des Lannister – De toute évidence l’un des passe-temps préférés du Roi Robert, et Cersei se retrouva cyniquement à se demander s’il venait avant ou après ‘manger et festoyer’ sur la courte liste de choses qui retenaient réellement l’attention et la bonne humeur de son époux. Cela n’avait pas d’importance – Jaime était à elle. Il n’hériterait jamais du château de leur enfance. Il y avait presque un léger, imperceptible plaisir malsain dans l’idée de pouvoir enfin le priver d’une chose qu’elle non plus ne pourrait jamais avoir, mais la Reine chassa bien vite cette pensée.

« Jaime a prêté serment auprès de Robert, père –» auprès de moi. « - et je doute qu’il ne brise celui-ci si facilement. Sa seule maigre, presque improbable possibilité de retour aurait été après que votre armée ait franchi les portes de Port-Réal, il y a trois années de cela, et il me semble peu comparable de tuer un roi fou et sénile et d’être responsable de la mort de ma mère. » Elle ne pardonnerait jamais à Tyrion ce qui était arrivé à Joanna – Cela, au moins, lui permettait de ne pas avoir à se retrouver face à elle-même. « J’espère que vous transmettrez mes salutations à oncle Kevan, d’autant plus s’il doit de surcroît garder un œil sur le style de vie de Tyrion, à qui Castamere irait d’ailleurs à merveille. » L’avoir loin de Castral Roc ne présentait pour l’instant aucun avantage auquel Cersei avait pensé – ou du moins, aucun qu’elle souhaitait voir.    

Son regard ne flanchât pas, restant fixé sur celui de son père comme observant le moindre de ses faits et gestes – toujours sur ses gardes, quand bien même son visage semblait dire le contraire. Et puis, ses doigts fins vinrent délicatement se poser sur le menton de son fils, détournant le regard de son père pour mieux observer Joffrey. Dans ses yeux, il y avait déjà une adoration certaine pour l’être se trouvant dans ses bras – Une adoration telle que l’idée qu’il puisse avoir quoi que ce soit de Robert lui semblait parfaitement insoutenable. Ses yeux se froncèrent. Il avait été bien plus facile de mentir lorsqu’elle ne l’avait fait qu’en pensant à l’instant présent, choisissant une des caractéristiques que son fils semblait indéniablement hériter d’elle. Il avait été plus simple de faire semblant lorsqu’elle pouvait chasser l’ombre de Robert et du peuple d’un revers de la main, pour ne se concentrer que sur Tywin. Instinctivement, la jeune femme replia les jambes qu’elle avait jusqu’à présent tenu allongées, et grimaça faiblement face à l’inconfort qu’un mouvement supposément protecteur provoqua face à son corps encore endoloris. Au final, peut-être que ses jambes étaient très bien dans leur position actuelle.    

Son fils n’avait rien de Robert, rien de Barathéon. « Joff’- » murmura-t-elle doucement, clairement plus à l’attention d’un nouveau-né qui n’entendait ou ne comprenait probablement rien de ce qu’il se passait autour de lui que de Tywin. Elle se devait de faire tout cela pour lui, pour sa famille. Lorsqu’elle reprit la parole, sa voix était bien plus décisive, comme prenant les paroles de son père comme un défi. « Ses oreilles. » Qui oserait, après tout, regarder les oreilles du Roi ?

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MessageSujet: Re: TYWIN&CERSEI ♛ But my legacy stays Lun 24 Mar - 22:49


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Tywin Lannister♛ Cersei Lannister

Donjon Rouge, Port-Réal ; An 286
Elle ne l'a dit pas. Mais la question a pétillé dans ses yeux comme un grand feu incontrôlable. Si elle croit que je n'ai pas pensé à offrir un réel héritier à Castral Roc... Je vais m'acharner sur Jaime jusqu'à ce que ma langue devienne de pierre. Je m'acharnerai sur Robert jusqu'à ce qu'il consente finalement à me rendre mon fils, mon héritier volé. Sinon... si jamais rien de tout cela n'ai possible... Je me suis déjà longuement questionné sur cet élément de mon héritage. Sans Jaime... Il ne reste que Tyrion comme fils légitime. Mais un nain à la tête de la maison Lannister... c'est comme y mettre un Tytos II. Et je vais me battre, même au-delà de ma mort, pour empêcher une telle malédiction arriver. Sinon... j'ai réfléchi longuement, plus longuement que le cas Tyrion, à mettre Cersei à la tête. Mais elle est reine maintenant. Et il est bien plus profitable d'être reine que dirigeante du Roc. Je sais qu'elle a toujours voulu devenir la tête de Castral Roc. Et je sais aussi qu'elle aurait été merveilleuse. Mais pourquoi gaspiller ce talent que peu de mortel possède pour diriger? La laisser croupir là-bas aurait été une infamie de ma part. Elle ne comprendra peut-être jamais mon choix, mais elle va apprécie que je l'ai poussé jusqu'à devenir reine. Régner sur les Sept Couronnes, voilà qui va rendre réellement leur rendre service. Au Royaume, mais surtout, à elle. Elle ressemble tellement à Joanna que ça ne m'étonnerait même pas qu'elle arrive à le gouverner comme Joanna me gouvernait. Ce n'ai que récemment, par contre, que j'ai revu les possibilités d'héritier. Un petit-fils pourrait parfaitement faire l'affaire. Si jamais Tyrion trouve une femme respectable et n'a pas un enfant difforme avec, ça pourrait être une vrai aubaine. Bien que meurtrier et hideux, Tyrion possède une telle intelligence qu'il n'a d'autre choix que de le léguer à son fils et ainsi mettre un digne héritier sur le siège de Castral Roc. Sinon, il y a toujours le prochain fils de Cersei qui pourrait prendre le nom de Lannister et régner sur l'Ouest. Et puis... Joffrey pourrait consolider une importante alliance avec la femme qu'il épousera, étendant par le même occasion le pouvoir des Lannister, même s'il faut partager avec les cerfs ridicules...

C'était dans ces réflexion sur mon futur héritier que la voix de Cersei m'est parvenu comme un lointain murmure. J'ai dû faire un effort monumental pour me soustraire à mes pensés si absorbantes pour me concentrer de nouveau sur ma fille. J'écoute ses paroles avec attention comme j'ai l'habitude de toujours faire. Même avec les plus simples paysans ou plus grand des rois, je prête la même attention aux paroles des êtres que je côtoie. C'est la meilleure façon de les cerner, de les comprendre et de les vaincre, quand le moment vient. Et plus j'écoute ma fille, plus je la sens... distante. Mais je ne dis rien. On a tous le droit à nos secrets. Temps qu'ils restent secrets... Si jamais j'ai de vague murmure sur les agissements de ma fille ou de mes fils, je ne fais ni une ni deux et je vais à leur rencontre pour qu'ils se ressaisissent. Enfin. Ce n'ai pas près d'arriver. Du moins, je l'espère ardemment, sinon ils vont connaître bien pire que la colère. Le silence oppressant et solitaire qu'ils vont amèrement regretter de ne pas me voir éclater dans une furie digne des tempêtes d'automne sur la mer. Pendant un bref instant, je suis resté figé et silencieux. Ce n'ai qu'après, sous les yeux intrigués de ma fille, que je me suis rendu compte de ce moment qui est passé et qui ne voulait qu'être comblé par une réponse quelconque. J'ai alors ouvert la bouche, la mâchoire encore un peu serré par la force de mes réflexions internes.

-Je ne lâcherais pas le morceau. Si Jaime refuse d'entendre raison, je parlerais à Robert et le forcerais bien de me rendre mon fils. J'ai été trop passif la première fois. Je ne laisserais plus jamais une telle chose arrivé. Plus aucune infamie ne touchera les Lannister. De la plus petite à la plus gigantesque. Personne, pas mes les dieux, n'oseront nous blasphémer sans craindre des représailles massives. Plus jamais... Et si jamais tous les deux refusent, je n'aurait d'autre choix que de compter sur toi... et les prochains enfants que tu mettras au monde. La seule certitude que j'ai, c'est que je ne donnerais jamais le pouvoir des Lannister aux mains du Tyrion. Mais... l'un de mes petits-fils, ça pourrait très bien marcher. Si jamais Tyrion trouve une épouse...bien que meurtrier, son esprit est aiguisé et sait s'en servir proprement. Je ne doute pas une seconde que cette qualité pourrait être transmise à ses enfants. Je ne fonde pas mes espoirs sur lui, néanmoins. Je suis certain que tu seras plus apte à m'offrir un petit-fils qui saura prendre soin de Castral Roc et ne pas se laisser marcher sur les pieds. Ça sera une vie bien meilleure que celle qui attend un fils second né. Crois-moi. Enfin, nous n'en sommes pas là. Je suis en pleine santé et j'attendrais le bon moment avant de tirer ma révérence.

Je parle d'un ton déterminé qui ne laisse aucune réplique. Mon ton normal en somme. Je sens qu'elle va certainement être outrée du destin que je réserve déjà à une enfant qui ne naîtra peut-être jamais. Elle là été lorsque j'ai dis que Joffrey poursuit ses apprentissages à mes côtés. Ça serait étonnant, mais surtout inquiétant. Je suis bien placé pour comprendre que les silences sont plus blessant encore que les engueulades. Je me retiens de faire un geste protecteur en la voyant grimacer. C'est plus une petite fille maintenant... C'est une reine. Une grande reine et une mère. Elle n'a plus besoin de moi et pourtant... mon être entier me cris de la rassurer. Je ne fais rien. Rien qu'un regard inquiet qui veut tout dire de ma part. Je réussie à faire un mince sourire en l'entendant répliquer de ton si décisif, si sûre d'elle. Ça me rassure de la savoir prête ainsi. Elle n'est plus la petite fille que j'ai besoin de couver. Elle est capable d'agir par elle-même maintenant. Et j'en ressent un petit pincement au cœur. Une chance, j'entends des clameurs depuis la fenêtre. Robert doit être de retour avec une prise extraordinaire... Je ne veux pas le voir dans mes pattes et encore moins entre celles de Cersei. Elle est fatiguée. Elle n'a pas besoin de cet idiot en plus. Avoir un enfant est déjà bien assez exténuant comme ça, même pour un père. Alors, je n'ose même pas imaginer pour une mère. Je tourne que quelques secondes la tête vers la fenêtre, me levant et me dirigeant vers elle dans une folle méprise de voir où en est la progression de Robert, avant de revenir sur ma précieuse fille, le regard doux et compatissant.

-Un seul mot de ta part, et je le laisse en dehors de cette chambre jusqu'à ce que tu ai repris toutes tes forces. Je ne veux pas qu'il t'agresse de paroles acerbes, surtout s'il est soûl, ce qui risque fort probablement d'arriver. Je veillerais personnellement sur ton repos s'il faut. Je me battrais contre chaque homme que Robert osera m'envoyer pour me déloger de mon poste si cela te fais plaisir. Je ne pourrais pas l'empêcher indéfiniment, mais... quelques instants, quelques heures pour que tu récupères comme il se doit avant de le confronter. Et même encore, s'il tu le désir, je serais à tes côtés, pour t'épauler. Je sais à quel point un accouchement est difficile... Je l'ai trop bien vécu avec Joanna. Alors? Quel est ton choix? Vite, je crains que Robert ne soit déjà dans le château à ta recherche...


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MessageSujet: Re: TYWIN&CERSEI ♛ But my legacy stays Mar 25 Mar - 23:47


BUT MY LEGACY STAYS

Cersei ♛ Tywin

Donjon Rouge, Port-Réal ; An 286 ♛ La première fois. Cersei s’en souvenait bien – D’un souvenir aussi limpide et clair que s’il avait eu lieu hier, malgré les nombreuses années qui avaient passé. Elle se rappelait de la sensation grisante qu’elle avait ressenti en s’échappant du Donjon Rouge pour aller retrouver Jaime, pour le convaincre de prêter serment et de rejoindre la Garde Royale, de ne pas se laisser traîné dans un mariage avec la plate et ennuyante Lysa Tully. Elle se rappelait de la réalisation que ses plans fonctionnaient, que Jaime serait le plus jeune officier jamais accepté au sein de la Garde et qu’ils ne seraient plus jamais séparés comme ils l’avaient été auparavant. Tout ce qu’il aurait fallu, cela aurait été qu’Elia Martell ne meurt pour que la lionne puisse épouser Rhaegar Targaryen et prendre la place de reine qui lui était due – Et, certainement, Elia n’aurait pas tardé à mourir. Son plan avait été parfait, infaillible à un détail près – un détail crucial. Le plan de Tywin Lannister était meilleur, plus directe et efficace. A peine la cape blanche de la Garde Royale eût-elle drapée l’armure de son frère jumeau que Cersei se retrouvait sur la route pour se rendre à Castral Rock, loin du titre de Reine, loin de Rhaegar et loin de Jaime – Jaime qui avait tout sacrifié pour elle. Il y aurait eu comme un arrière-goût de victoire, à l’idée qu’elle avait si facilement pu lui prendre et faire renoncer à tout ce qui lui était acquis de droit, parce qu’il était né homme et qu’il savait se battre. Cependant, toute victoire était teintée de l’évidence que les choses n’avaient pas tourné comme elle les espérait – Et au lieu de Rhaegar Targaryen, ce fût Robert Barathéon qu’on lui fit épouser, et peut-être que son plan n’avait pas été si parfait et si infaillible qu’elle ne l’avait pensé, lorsque tout ce qui avait importé était que Jaime reste près d’elle, à sa disposition.

Les choses étaient radicalement différentes, à présent. Premièrement, Cersei était Reine, ancrée au Donjon Rouge à moins que ses fonctions ne lui demande de voyager dans d’autres régions du royaume tout comme elle était ancrée à Robert, peu importait à quel point elle pouvait trouver l’homme détestable. A présent, elle était mère, aussi – Mais cette charge semblait presque enviable alors qu’elle pouvait poser son regard sur les splendide traits de son fils, qui semblaient dénoter une future grandeur certaine. De ces trois fonctions, elle ne comptait en remplir pleinement que deux et se délecter de la gloire et du sentiment d’accomplissement que cela lui apportait – aucune n’incluant nécessairement la participation du Roi Robert. Et puis, il y avait Jaime – Jaime qui avait prêté serment, Jaime qui ne quitterait pas ses côtés tant que Cersei continuait d’avoir une quelconque influence sur lui, Jaime qui la complétait, Jaime qui n’avait plus rien de l’héritier de Castral Roc que leur père aurait souhaité. Robert ne le libérerait pas de ses vœux – Pas tant que sa présence à Port-Réal l’amusait d’une quelconque et perverse manière que ce soit – mais la blonde se garda bien de le mentionner à Tywin Lannister, parce que si le suzerain de l’Ouest avait en tête de récupérer l’héritier qu’il considérait qu’on lui avait arraché, alors il semblait plus sage pour Cersei de garder ce genre de pensées bien à elle, de ne pas aider son père.

Cela dit, le simple fait que son père puisse considérer utiliser un des hypothétiques futures enfants de Cersei comme héritier n’était pas en soit une idée des plus réjouissante. Ce n’était pas non plus un malheur. La lionne y voyait parfaitement l’intérêt stratégique – Cela unirait l’Ouest à la Couronne pour toujours, aussi, et d’une manière indissociable puisque par lien de sang. Elle y voyait l’intérêt de son père, l’intérêt de la Couronne et de toute autre personne y étant lié – même ce second fils qui n’était pas encore né et ne naîtrait peut-être jamais. Ses instincts, quant à eux, se révoltaient à l’idée que l’on puisse lui retirer ses enfants aussi facilement – Si ce n’était pas son père, Robert essayerait sans aucun doute. Surtout avec Joffrey - L’héritier du trône se devait de recevoir une éducation que le cerf jugerait digne d’un monarque. Cersei eut un sourire amer à cette pensée.

« Je doute que Robert ne cède, père. Jaime est un élément de valeur au sein de la Garde Royale. » Des mots de précaution, encore et toujours, destinés à insinuer qu’il ne valait pas la peine de tenter de ramener Jaime à Castral Roc. « Quant au sort de Tyrion, il vous serait parfaitement possible d’arranger d’avance son mariage avec une noble digne de notre famille. Je doute fort que le résultat soit satisfaisant si laissé à sa charge. » Là était le problème, n’est-ce pas ? Personne ne voulait du pauvre petit Tyrion, peu importait le montant d’or qui venait accroché à son nom. Et Tyrion lui-même ne voudrait probablement de personne non plus – Du moins, de personne qui pourrait bénéficier au nom des Lannisters. « Régner sur l’Ouest sera un honneur pour celui en héritant, et ceci est certain. Je sais aussi les responsabilités qui incombent aux seconds fils. » Non, pas exactement – Mais Cersei savait ce qu’était être femme, et ne pouvait que s’imaginer qu’un sort beaucoup moins terrible attendrait son deuxième fils. C’était avoir une fille qu’elle devait redouter, de peur qu’elle ne se voit transformée qu’en un objet stratégique de plus à utiliser dans les politiques du royaume. Cersei n’était pas certaine qu’elle accepterait si facilement l’idée de devoir élever une quelconque enfant de cette manière – cela dit, toute fille qu’elle pourrait avoir serait par défaut une Lannister, et peut-être qu’être Lannister pourrait partiellement la sauver.

De part la fenêtre, les cris et les accueils se firent clairement entendre, raisonnant dans Cersei d’une telle manière qu’elle aurait presque été certaine que leur écho s’attardait encore dans la chambre auparavant si paisible. Le monde reprenait sa marche. Robert était rentré en ayant tué des bêtes probablement plus féroces que lui, et Cersei avait mis au monde un lion. Les évènements qui allait indéniablement suivre paraissaient inévitables – Et Cersei n’était pas sûre qu’elle souhaitait les éviter. Mieux valait faire cela vite et bien, coller un sourire épanoui sur son visage que ne serait qu’à moitié gâché par le peu d’amour qu’elle portait pour celui que devait se croire père de l’enfant, et annoncer que c’était un héritier et qu’il s’appelait Joffrey, au risque de devoir supporter une ardue discussion à propos du prénom de l’héritier de Westeros. Tant que Joffrey était dans ses bras – si fragile, si calme, si parfait -, alors la lionne supposait que rien ne pourrait lui arriver. Robert n’avait peut-être aucun égard pour elle, mais il n’oserait probablement rien alors qu’elle venait de mettre au monde le futur roi. Pouvoir se reposer quelques heures – quelques précieuses heures où elle pourrait prétendre essayer de dormir pour reposer ses yeux sur Joffrey et être satisfaite de l’idée si simple de son existence – semblait tout du moins être un luxe tentant. Ses yeux allèrent rapidement vers la porte par laquelle son père était rentré, considérant l’alléchante proposition qu’il venait de lui faire.

« Non. Robert se doit de le voir. Mieux vaut ne pas remettre cela à plus tard et prendre le risque de l’offusquer. Je doute que cela dure bien longtemps, je saurais prendre du repos plus tard. » Rien ne durait longtemps, avec Robert. « La chasse l’aura probablement laissé d’une humeur supportable, d’autant plus lorsqu’il remarquera que son fils a hériter de son menton et ses oreilles. » Il empesterait probablement l’alcool, le sang, la sueur et la terre, mais ce n’était pas le détail le plus important. Cersei avait retenu les conseils paternels, comme toujours. « Cela dit, il serait appréciable que vous puissiez demander au Mestre de m’apporter de quoi me sentir mieux. » C’était, à la manière de Cersei, sa façon d’accepter l’aide de son père. Après tout, elle ne pouvait en faire autrement. Elle était une lionne, et les lionnes ne fléchissaient devant rien.

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MessageSujet: Re: TYWIN&CERSEI ♛ But my legacy stays Jeu 17 Avr - 21:13


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Tywin Lannister♛ Cersei Lannister

Donjon Rouge, Port-Réal ; An 286
J'allais répliquer. Lui dire qu'il faut qu'elle se repose, qu'elle prenne son temps. Je sais comment est Robert. Et un peu de repos ne fait jamais mal, surtout avec ce soûlons de roi. Elle devrait se reposer et affronter Robert plus tard, lorsqu'elle sera en mesure de répondre crûment à la moindre réplique désobligeante de son époux. Des fois... je regrette que se ne soit pas Rhaegar qui soit roi. Tout serait tellement plus simple... Ce serait un vrai roi sur le trône. Un roi qui chérirait comme il se doit une femme comme Cersei. Et pas ce bouffon de Robert... Si seulement Aerys n'aurait pas été fou. Ou simplement empoisonné par son fils ou je ne sais qui encore! Par... moi peut-être...? Tout aurait été plus simple si Aerys avait accepté Cersei comme femme de son fils. Si Rhaegar était devenu roi, si... si... Avec des si, on mettrait Castral Roc dans une bouteille de la Treille. Les faits sont là. Robert est Roi. Cersei sa reine. Rhaegar est mort. Tout comme Elia Martell et leurs enfants. Et Jaime ne sera jamais plus mon héritier. Tyrion est une honte que je me dois de toujours veiller pour pas qu'il réduise mon travail à néant. Et ma Cersei... ma chère et tendre Cersei... Elle est grande maintenant. E elle a... un seigneur et maître pour prendre soin d'elle. Je sers les dents à ces pensés. Oh... Je ne veux pas la laisser avec le cerf. Mais déjà j'entends les rires de l'autre côté de la porte. Il sera là prochainement. Trop prochainement. Je ferme les yeux, desserrant difficilement les dents pour pouvoir répondre à Cersei. Je reprends mon ton formel. On ne sait jamais qui se trouve dans l'entourage du roi. Et combien leurs oreilles sont bien pendues et prêtes à entendre le moindre mot qui pourrait placer n'importe quel grand seigneur en position difficile.

-Je vous laisse donc, Votre Grâce. Comptez sur moi pour quémander le mestre aussi tôt que possible pour vous soulager. Je me vous apporterez personnellement le lait de pavot s'il le faut. Enfin, je ne crois pas que j'aurais à faire cela avec Mestre Pycelle, mais il faut que se fier aux membres de sa famille... J'espère que tout ira bien pour vous et le jeune Prince Joffrey. Et... offrez mes plus sincères félicitations au Roi pour son premier-né masculin. Je baisse le ton pour m'assurer que seule elle et uniquement elle puisse m'entendre. Je suis sûr que même Joffrey ne pourrait pas m'entendre. Et s'il ose le critiquer, fais-moi confiance pour lui rappeler qui je suis... Même si j'ai la certitude que tu l'auras déjà fait. On est jamais trop prudent de replacer ce cerf à sa place.

Je lui fais un infime sourire avant de lui embrasser le front avec douceur et faire de même avec Joffrey. Le jeune prince... Un lion au cœur d'une harde de cerf. Il va faire du dégât. Je me dirige vers la porte et l'ouvre au moment même où Robert allait l'ouvrir. Je le fixe, le dévisage presque avant de me courber poliment, le saluant comme il se doit. Je lance un dernier regard à ma pauvre fille au prise avec ce Roi couvert de sang, puant le vin, la sueur et la mort. Il aurait au moins pu avoir la décence de se changer. Ne serait-ce que la tunique ou son doublet. Au moins sa cape... Je me retiens de lui lancer un regard dur qui refléterai tout mon mépris pour sa personne. C'est le roi après tout, il a tous les droits. Malheureusement. Je sors de la chambre avant de me diriger vers la tour du mestre, malgré la fatigue de ma course. Malgré cette conversation avec Cersei. Et malgré la tristesse qui m'accable de la laisser à la merci de cette bête grasse et immonde. Courage, ma fille. Soit une lionne. Soit digne. Montre à ce cerf comment tes crocs et tes griffes sont acérés.


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MessageSujet: Re: TYWIN&CERSEI ♛ But my legacy stays Mar 22 Avr - 22:45


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Cersei ♛ Tywin

Donjon Rouge, Port-Réal ; An 290 ♛ C’était une fille. L’enfant que Cersei tenait dans ses bras comme si sa vie en dépendait était une fille à la tête blonde, dorée, et aux yeux tirant irrémédiablement vers la couleur de ceux de Cersei. Une fille. Une princesse. Lorsque Myrcella était enfin née, à la suite de longues heures de travail qui bien que lui ayant semblé interminable avaient en réalité été d’une durée bien moindre comparé à Joffrey, cela avait semblé n’avoir aucune importance, mais cela en avait. Myrcella serait femme, et élevée comme tel, ne possédant pas tout ce que son frère aîné avait déjà du haut de ses quatre années d’existence – Et Cersei aurait probablement dû la détester pour cela, pour le fait que l’enfant ne pourrait pas renforcer un peu plus le pouvoir des Lannister. Après tout, une fille, on la vendait au plus offrant. Pourtant, ce n’était pas de la haine que Cersei ressentait face à la fillette - sa fille, sienne jusqu’au bout de ses minuscules doigts qui s’accrochaient à présent aussi fort qu’ils le pouvaient à la couverture dans laquelle elle était précieusement enveloppée. La lionne ne pouvait se résoudre à ne pas aimer sa fille, tout comme elle ne pouvait se résoudre à l’immonde idée qu’un jour, Robert la donnerait en mariage au suzerain avec lequel il aura le plus besoin d’une alliance. Peut-être serait-il mort, d’ici là. Peut-être que ses tendances à tout faire à l’excès le rattraperaient et l’emporterait silencieusement, pitoyablement. A dire vrai, Cersei n’avait pas espoir que cela arrive assez vite. Ce mode de vie semblait inespérément lui réussir – pas du point de vue politique, certes, mais la Reine trouvait que le fait qu’il était toujours indéniablement vivant était une indication suffisante de la qualité de la vie de Robert.

Il ne lui prendrait pas sa fille, décida-t-elle. Pas plus qu’il ne lui prendrait Joffrey, et quand bien même il était en pratique de son devoir d’essayer. Cersei était déjà bien trop attachée à sa fille – peut-être précisément car elle était fille, et que Cersei ne connaissait que trop bien le futur qui l’attendait – pour ne pas vouloir la protéger.

Alors, elle berça lentement Myrcella dans ses bras, calmant ses pleures alors qu’elle parcourrait les longs couloirs du Donjon Rouge – Cela aurait été une journée parfaite pour une promenade dans les jardins. Joff’ aurait pris l’air. Peut-être plus tard. Cela faisait déjà des jours que la princesse était née – pas encore une lune, mais cela viendrait bientôt – et la reine n’avait eu vent de l’arrivée de son père à Port Réal qu’encore plus récemment. Elle l’avait croisé de loin, lors de son arrivée dans la capitale, présente comme le devait son rôle de Reine mais ne lui prêtant que peu d’attention. Elle n’avait pas pu ni voulu échanger mots avec lui en présence de la Cour, et son attention était plus centrée sur Joffrey, sur sa capacité à se tenir calme et droit. Cela dit, elle savait pertinemment que Lord Tywin souhaiterait voir la princesse. Elle savait aussi pertinemment qu’il serait déçu – Myrcella n’avait rien de Barathéon, ce serait une lionne. Cersei en était fière. Tywin ne le serait pas.

Alors, la blonde s’était décidée à le devancer, se rendant à ses appartements dont on lui ouvrit la porte sans plus de questions – Les bénéfices d’être Reine – et d’un signe vif de la main elle signala à l’idiote qui se pressait devant elle qu’elle n’avait ni besoin d’attention, ni besoin d’être annoncée. « Père. » Appela-t-elle, la voix mesurée et calme, pour signaler sa présence alors que la porte se refermait derrière elle. « J’ose espérer ne pas interrompre d’importantes affaires. » Cela n’avait pas d’importance, mais le manque de courtoisie ne serait pas facilement pardonné, Cersei le savait. « Il me semblait préférable de vous introduire à la Princesse Myrcella dans un contexte peu formel. »

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