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Once you learned there is no return to lies ❧ ALBRAY

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Swygert
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aucun
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54

MessageSujet: Once you learned there is no return to lies ❧ ALBRAY Mar 8 Avr - 7:38



LADY ALBRAY SWYGERT



ETAT CIVIL


Je m'appelle Albray Swygert mais on me connait sous le nom de Aly, un surnom principalement donné par certains de mes frères et soeurs. On peut dire que j'ai dix-sept années et j'appartiens à la maison Swygert, mon allégeance va donc aux Barathéons d’Accalmie, officiellement. Barathéons de Peyredragon, officieusement.. Ma région à moi c'est les Terres de l’Orage c'est pour ça que je veux rejoindre le groupe des : Terres de l’Orage.

On me distingue par mon regard inquisiteur et mes pommettes. Je me bats principalement avec ma culture, les secrets que je tente d’apprendre, la dague que je cache dans ma botte et, si disponible, un arc et des flèches.  


©️ Sunlight

DESCRIPTIONS


❧ Truth Conquers


Si une chose peut-être dite à propos d’Albray, c’est qu’elle est à mille lieu d’être quelqu’un de foncièrement mauvais. Ayant passé le plus clair de son enfance apprenant tout un tas de compétences (comme tirer à l’arc, monter à cheval, danser, broder, chanter, l’étiquette, les finances, et autres) mais lisant aussi énormément, Albray est quelqu’un de relativement cultivée et plutôt maligne, quoi que pas forcément respirant l’intelligence à la moindre conversation. Vive et anciennement enjouée, Albray ne garde que peu de sa candeur enfantine, pour préserver ainsi les apparences – Et parce que, si elle est complètement honnête, elle adore toujours autant courir dans les chants, tiré à l’arc ou tenter de manier une épée (alors qu’elle est loin d’avoir un niveau exceptionnel). Généralement aimable, charmante, Albray renvoi facilement l’impression d’une jeune femme forte, décidée dans ses convictions et ayant donc un certain code moral dont elle n’est elle-même plus sûre. Loin d’être naïve, elle a toute fois tendance à être perpétuellement indécise entre honnêteté et hypocrisie, et ne sait plus bien où est la limite à ne pas dépasser pour être brave et honorable.  

❧ Sound The Charge


Cela dit, malgré son côté posé et peu sûr de son monde, Albray est fondamentalement une personne cherchant à être libre avant de chercher une cause pour laquelle se battre. Elle souhaite être heureuse, souhaite le bonheur facile qu’elle connaissait étant enfant et qui lui a été arraché pour toujours, souhaite voir sa famille réunie et pouvoir faire ce qu’il lui plait, devenir la personne qu’elle souhaite devenir. Le défault, dans cette logique, est qu’elle est tellement focalisée sur son besoin de se détacher de tout – tout en s’y accrochant férocement – qu’elle n’a pas la moindre idée de ce qu’elle souhaiterait être, justement. Elle ne veut pas être une simple femme que l’on peut marchander pour une alliance ou un peu plus de pouvoir. Elle veut changer le monde, mais ne sait ni quand, ni où, ni comment ni pourquoi, et au final ne le change donc pas. Se heurtant perpétuellement à un mur dans sa quête d’identité, Albray reste toute fois quelqu’un donnant l’impression d’être très déterminée, bornée. Elle veut se battre. Elle ne sait simplement ni comment ni pourquoi.





HALTE LA !

Code:
<b>Tamsin Egerton</b> → [color=#570906]Albray Swygert[/color]

Pour éviter de mettre un « voir fiche de Cersei » pourvu d’un lien et manquant d’originalité (et même si je viens de le faire), je voulais préciser que je ne comptais pas créer Albray, et puis ça m’est venu è.é Je ne sais pas combien de temps elle va me durer et j’ai très peur de ne pas arriver à la faire décoler en fase rp, sachant que c’est exactement le genre de personnage avec lequel j’ai du mal à jouer d’ordinnaire :arrow : , mais elle est là et ni elle ni moi ne savons bien quoi faire d’elle.

Aussi, au cas où cela pose problème : Il me semble avoir utilisé des Maisons encore non-exploitées, d’où l’immense liberté que j’ai pris avec les personnages (dont aucun n’existe donc, puisqu’à part savoir que ces Maisons existent, c’est un peu le néant total). Si ça dérange, dites-le moi ^^

Et aussi -  (car toute fiche de présentation ne serait pas complète sans une licorne)





Dernière édition par Albray Swygert le Mar 8 Avr - 8:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Once you learned there is no return to lies ❧ ALBRAY Mar 8 Avr - 7:39



HISTOIRE







Part V / Prologue ❧ You Can’t Go Home Again

« Je ne veux pas me marier avec cet homme, père ! Il est…Il est affreux, dégoûtant. Je ne vois pas ce qu’il pourrait apporter à notre famille ! » Les mots claquèrent aussi vite que la gifle qui suivirent, et la jeune blonde porta sa main jusqu’à sa joue, retenant les larmes qui perlaient à ses yeux.
A dire vrai, Albray ne connaissant pas l’héritier de la Maison Footly – Tout ce qu’elle savait de lui était ce qu’on avait daigné lui décrire – Grand, fort, future Lord de Tumbleton combattant aux côtés de Renly Barathéon, l’homme était probablement tout ce qu’une jeune fille noble pouvait désirer et loin d’être affreux ou dégoûtant. Il était cela dit plus simple de se révolter contre toute décision paternelle avec cette piètre image en tête et, si Albray était parfaitement honnête, elle ne se souvenait même pas du nom de son futur époux. Armand ? Armin ? Herment Footly ? Peu importait. Pour la première fois depuis la mort tragique de sa mère, Albray se voyait refusée ce qu’elle souhaitait le plus – sa liberté, pouvoir choisir ses propres alliances, ses propres activités – par son père. La jeune femme ne se souvenait pas l’avoir un jour vu aussi en colère contre elle.
Ce n’était pas vraiment de sa faute.
Non, c’était la faute de Umfrey, aîné de la Maison Swygert, qui avait décidé du jour au lendemain de partir pour Peyredragon. Albray avait pleuré, supplié qu’il l’emmène avec lui, qu’il la fasse sortir des murs la maintenant résolument enfermée, prisonnière des Terres de l’Orage, mais Umfrey avait décrété que la trahison n’était pas une affaire de femmes et qu’il s’en voudrait toujours de la prendre avec lui. Umfrey était allé contre l’autorité paternelle, emportant avec lui femme et enfants, en décrétant que s’il se devait de combattre dans une guerre sordide, alors il combattrait sous les bannières du Roi semblant le moins être un incapable. « Je ne sacrifierais pas ma vie pour un fou où un dégénéré. » avait-il décrété, comme s’il n’y avait que trois rois qui comptaient dans cette guerre, comme si Robb Stark n’avait pas d’importance. Umfrey était parti, alors son père la punissait – elle qui avait tant rêvé de liberté, elle, sa fille préférée qui ressemblait tant à sa mère, Eloisa. Il l’envoyait au Bief – Quoique, pas exactement. Il la mariait à l’une des familles du Bief, qu’ils allaient invariablement rejoindre auprès de Renly Barathéon. Une alliance pour une alliance. Marier sa dernière fille au Bief ferait oublier la trahison de Umfrey. « Ne dit plus jamais cela. » résonna la voix de son père dans ses oreilles, alors qu’Albray clignait de ses yeux embués de larmes pour mieux voir. « Notre devoir est d’être auprès du Roi Renly Barathéon et cela inclus, à présent, ton mariage avec le fils Footly. Je n’aurais pas du être si permissif avec toi auparavant. Fin de la discussion. » Les mots tranchaient et faisaient plus mal que les actions.
« Bien, père. » Marmonna-t-elle avant de s’empresser de sortir de la pièce pour enfin - enfin ! - se renfermer dans sa chambre et laisser ses sanglots rebondirent sur les murs de pierre, son cœur lourd. Ce n’aurait jamais du être ainsi. Elle aurait du rester vivre dans les Terres de l’Orage auprès de ses sœurs et frères aînés. Elle aurait du être heureuse.




Part I ❧ Someone To Watch Over Me


Ma chère Albray,

Je ne pourrais malheureusement jamais te connaître, jamais te voir sourire ou apprendre à danser, mais il m’est encore possible de t’écrire avant qu’il ne soit trop tard. Tu sembles si paisible, pour l’instant, à même pas un an d’être venue au monde et avec tes grands yeux observant tes alentours. Souviens-toi de cela – Souviens-toi du monde, et ne l’oublie jamais même lorsque ton père te sourit fermement ou que tes frères se bagarrent et éclaboussent ta robe de boue. Souviens-toi que tu es la dernière d’une longue lignée, et la quatrième fille, et que cette place signifie que pour toujours il te faudra faire honneur à la maison Swygert. Sois toujours sage, réfléchie et honnête là où tes frères seront authentiques, impulsifs et passionnés et, s’il t’arrive d’avoir le moindre doute, prend exemple sur tes sœurs, elles sauront te guider plus que je n’aurais su le faire, étant seule fille de ma lignée. Ne t’éloigne pas du chemin que ton père te tracera, traite tes frères et sœurs comme s’ils t’étaient cher, peu importe qu’ils ne partagent qu’à moitié ton sang. Sois toujours brave et fidèle à toi-même, et tu feras alors ma fierté quoi qu’il advienne.  

J’ai foie en toi,

Ta mère, Eloisa.

Seul souvenir et dernier témoignage qu’Albray ait de sa mère, la jeune blonde s’accrochera à cette lettre dès les premiers instants où elle sut lire.

Née en l’an 282, alors que son père participait à la rebellion de Robert Barathéon, Albray est la dernière fille de Lord Tybalt Swygert et de Lady Eloisa Wensington, deux familles des Terres de l’Orage. Sa mère est morte un an après sa naissance, en l’an 283, emportée par la léprose. Il s’agissait de la deuxième femme que Lord Tybalt perdait – La première (et mère de ses quatres premiers enfants), Gisla Rogers, étant morte en couche, en mettant au monde la sœur aînée d’Albray, Milah. Cadette d’une famille de six enfants – Aenor, grande, belle et magnianime, qui écoutait toujours sa Septa ; Umfrey, l’héritier désigné, brave, fier et ayant un avis sur tout ; Selyse, discrète, effacée et créative ; Milah, avec qui Tybalt fût toujours distant, franche, aventurière et petillante et Tobyn, son frère et père et de mère, stratège et abile sur un cheval -, Albray ne manqua pourtant de rien. Tous autour d’elle semblaient vouloir rendre son existence la plus paisible qu’il soit, Tybalt le premier. Portrait presque craché d’Eloisa, Albray eût très vite fait de comprendre que ses grands yeux pouvaient lui obtenir ce qu’elle souhaitait de son père et, tout aussi vite, elle prit donc goûts à ces simples privilèges. Echapper les leçons ennuyantes de sa Septa ne lui apportait pas d’aussi sévères remontrances qu’à ses aînées. Albray était aimée. Albray était choyée. Albray ne se rendait pas compte, à cet âge là, que le monde que l’on voyait dans les livres n’était pas qu’une fiction, mais aussi une réalité. Son monde, c’était sa famille et leur domaine. Tout ce qui ne gravitait pas autour de cela ne l’atteignait pas, et elle n’avait aucun intérêt à apprendre plus qu’elle ne le devait – Tant qu’on la laissait attraper un arc et courir après ses frères aux côtés de Milah, Albray se contentait de peu.
Elle ne connut que vaguement sa sœur aînée, Aenor – qui se maria l’année de sa naissance -, croyant par défaut tout le bien qu’on disait d’elle et de sa grande beauté – Ses longues cheveux bruns clair, reflétant ceux plus foncés de la défunte Gisla, ses yeux ambrés si singuliers qui étaient soit-disant dû au fait que la Maison Rogers avait pour forteresse Amberly… Milah était, sans nulle doute, la meilleure amie de la petite Albray, mais Aenor était son idole à tel point que, lors de ses visites au château familial, la petite vive et courageuse devenait une enfant silencieuse, discrète, impressionnée par sa sœur aînée. « Il semble qu’il n’y ait que toi pour la changer en dame ! » Plaisantait alors son père, de son humour sec et masquant toujours une part de vérité. « Il te faudrait nous visiter plus souvent. ». Et à cela, le visage d’Aenor s’éclairait d’un sourire radieux, rieur – la seule expression qu’Albray se souvenait avoir vu briser ses traits calmes et composés -, et alors Albray souriait aussi, depuis sa cachette derrière les rideaux – Celle que personne, non personne, ne connaissait, même si ses pieds dépassaient de dessous les étoffes.

Et ensuite, elle allait inlassablement tout raconter à Umfrey – Umfrey qu’elle n’avait jamais connu autrement que marié. Il lui fallut un moment pour comprendre pourquoi Umfrey et son épouse vivaient avec eux, alors qu’Aenor devait faire toute cette route. Umfrey héritait. Cela semblait injuste.




Part II ❧ The Road Less Traveled


Albray,

Je suis navrée que nous n’ayons pas été plus proches, toute les deux. Peut-être par le futur, quand je viendrais vous rendre visite, pourrons-nous enfin apprendre à nous connaître. Je crois que je te blâmais pour quelque chose qui n’était pas de ta faute. J’ai fait de même envers Tobyn, et envers ta mère. Me marier m’a forcé à revoir ma vision du monde et à me séparer du passé, en espérant construire un futur meilleur avec mon futur époux.

Ne laisse pas Milah t’entraîner dans ses histoires sordides, tu es déjà bien plus intelligente qu’elle ne le sera jamais. Apprends beaucoup, lis à outrance, cela te permettra de grandir.

Rien n’a jamais été de ta faute. Cela ne veut peut-être rien dire pour toi, pour l’instant, mais le temps viendra.

Prend soin du grand arbre à pomme pour moi,

Selyse.


« Dis, Aenor – Pourquoi est-ce que ce n’est pas toi, qui hérite ? »
Albray avait enfin réussi à pauser la question, se laissant tomber à côté de sa sœur aînée, qui brodait une couverture pour son futur enfant. La petite blonde avait déjà vécut cinq années - presque six, insistait-elle toujours - dans ce monde, son univers, sa famille et avait enfin eu le cran de demander à son aînée pourquoi elle vivait si loin. Pourquoi est-ce que Aenor ne pouvait pas hériter, mais Umfrey si ? Aenor était née en premier, après tout, et pourtant elle n’était pas héritière, et se retrouvait donc à partir et laisser sa famille derrière elle pour retourner auprès d’un mari qu’Albray était certaine qu’Aenor n’aimait pas. Lorsqu’elle en parlait, elle n’avait pas l’air amoureuse – Pas comme Milah lui avait décrit l’amour, du moins, et c’était là la seule version de ce sentiment qu’elle connaissait.
Ainsi, Aenor releva son regard ambré de son ouvrage, considérant sa sœur pendant de longues secondes comme si elle cherchait les mots. « Parce qu’il ne peut y avoir qu’un héritier. Si c’était moi, alors Umfrey devrait partir, et tu ne veux pas qu’il parte, n’est-ce pas ? »
« Oui mais pourquoi ne pouvons-nous pas rester tous ensembles ? C’est comme Selyse ! Je la connais à peine, et elle se marie demain ! »
A cela, Aenor rit, de son rire si communicatif qui laissa pourtant la petite Albray confuse. « Dans ce cas, ne voudrais-tu pas que Selyse soit héritière, pour apprendre à mieux la connaître ? » Demanda Aenor, le regard pétillant d’un amusement qu’elle ne réservait qu’à ses frères et sœurs.
« Je ne crois pas que Selyse m’aime beaucoup. » Répondit la blonde, résolue. « Alors que toi, tu m’aimes, n’est-ce pas Aenor ? »
« Bien sûr. »
La brune rit encore, puis retourna à sa broderie, laissant sa cadette avec la tête remplies de questions. Cela semblait peu important, à cette époque, ce qu’il en était. Tout ce qui importait, c’était qu’Aenor l’aimait, qu’elle était la sœur préférée de Umfrey, et que Milah était plus qu’une sœur – une meilleure amie.

Elle ne revu Selyse, et ne lu sa lettre, que des années plus tard, lors du mariage de Milah, en l’an 291. Milah avait eu l’air tellement malheureuse, ce jour là, comme un oiseau que l’on enfermait en cage. Albray avait neuf ans, et elle avait déjà eu un oiseau. Seulement, il avait refusé de chanter jusqu’à ce qu’elle n’ouvre la cage pour le laisser sortir, puis avait pris la fuite en s’envolant au loin. Tobyn lui avait dit qu’elle avait été idiote de laisser l’animal s’échapper. Umfrey lui avait dit qu’un oiseau en cage était simplement quelque chose que l’on domestiquait. Seulement en voyant Milah serrée dans une robe verte pâle qui faisait presque trop ressortir le brun de ses cheveux, Albray eut la certitude qu’elle avait pris la bonne décision. Elle aurait aimé pouvoir faire sortir sa sœur de sa cage, aussi, lui redonner le sourire et lui faire comprendre que tout irait bien tant qu’elle restait honnête et fidèle à elle-même. C’était ce que la devise de leur maison voulait dire, après tout - La vérité triomphe. Ce n’était pas un cri de guerre, c’était des valeurs, une certitude que tout irait pour le mieux. Cette certitude, Albray ne l’avait pas pour la première fois de sa vie, et cela la terrifiait. « Ne m’oublie pas. » L’avait supplié Milah, durant le festin qui avait suivit la cérémonie. « Jure-moi. Jure-moi que tu ne m’oublieras pas. »
« Jamais. » Avait promis Albray. A neuf ans, ce n’était pas vraiment une promesse en l’air – Elle était convaincue qu’elle la tiendrait, mais son jeune âge était trompeur.

La blonde fit donc tout ce qui était en son pouvoir pour oublier sa sœur, pour palier le manque, la terreur à l’idée de finir en cage, elle-aussi. Aenor et Selyse n’avaient pas l’air d’être en cage - Selyse avait même l’air d’être heureuse. Seulement, rien ne correspondait à ce qu’elle avait vu en Milah. Milah était celle qui lui avait parler de chevaliers, d’amour, d’aventures. Milah était celle avec qui Albray courrait dans les bois. Milah n’était plus là, Milah était en cage, et Albray avait peur d’être tellement semblable à elle qu’elle en finirait malheureuse.

Alors Albray suivit les conseils de sa mère et de Selyse. Elle s’empara de livres et lu tout ce qu’elle pouvait. Elle attrapa aussi l’arc qu’utilisait Tobyn et entreprit d’apprendre à tirer et à se défendre – Tout pour être différente, tout pour ne pas être qu’une femme, qu’un bien à échanger. On l’applaudit pour ses prouesses. Albray est d’autant plus aimée, d’autant plus choyée. Umfrey se moque de Tobyn en affirmant qu’une fille vise mieux que lui. Tybalt Swygert laisse faire, un sourire sec et penseur au coin de ses lèvres alors qu’il se rend indéniablement compte qu’il lui est parfaitement impossible de refuser quoi que ce soit à la dernière fille qu’il lui reste. Pour la première fois depuis sa naissance, il lui parle de sa mère et Albray écoute attentivement, devenant ainsi convaincue que son père avait éperdument aimé Eloisa. Durant cinq ans, le monde change de forme, son monde s’agrandit, s’élargit, prend une toute autre forme que celle créée par sa famille – Par Milah. Umfrey se moque d’elle souvent et Tobyn soupire beaucoup, mais Albray commence enfin à pouvoir leur rendre la pareille. C’est eux qui courent après elle, à présent. Cela n’a rien d’un comportement de dame, mais personne n’ose rien dire. Et puis, Tobyn part pour devenir chevalier – Il ne clama que cela une semaine durant – et Albray ne le revoit pas avant quelques années, mais cela ne change pas grand chose, au final.




Part III ❧ The Ties That Bind


Aly,

J’ai attendu tes corbeaux qui n’arrivaient jamais. Est-ce père qui t’empêche de m’écrire ? Est-il si fier de s’être débarrassé de moi ? Ou m’as-tu simplement oublié ? Je ne sais pas. Je ne sais plus.

Je ne peux plus vivre ainsi, Aly, et je ne pense pas rester un instant de plus dans cet endroit immonde. J’ai rencontré quelqu’un. Il s’appelle Brandon, si cela t’intéresse, et il m’a surprit entrain d’embrasser sa sœur. C’est ça qui nous a rapproché. Sa sœur n’était au final pas si intéressante que cela – Elle était fade, mais c’était ma seule amie, je voulais qu’elle se déride. Brandon n’est pas comme ça. Il n’est pas aussi sterne que sa sœur.  Il n’est pas aussi horrible que celui qui prétend être mon époux, mais qui me blesse à la moindre occasion. Brandon et moi, nous voulons fonder une famille. Je l’aime, Aly. Je l’aime, je l’aime, je l’aime, je l’aime.

Je tenais à ce que tu le saches.

Ceci est sans aucun doute la première et dernière fois que je t’écris. Je suis désolée. Je pense à toi, tout le temps, tous les jours, tu es ma famille. Je ne peux pas vivre comme cela. Je m’en vais. Albray, je m’en vais.

Milah.
 

Le mariage de Tobyn en l’an 296 fût un événement qui aurait dû être heureux. Son grand-frère se mariait, enfin, avec une jeune noble que Tybalt avait daigner déclarer à la hauteur de son fils. De toute évidence, elle n’était pas des Terres de l’Orage. Albray tenta donc du mieux qu’elle pût d’accueillir chaleureusement la jeune femme, de sourire, de lui proposer de longues balades pour qu’elle se sente chez elle. Et peut-être que la jeune blonde faisait cela strictement dans l’intérêt de passer plus de temps avec la famille de la mariée dans le but d’attirer l’attention d’un de ses frères. D’accord, au diable les peut-être, c’était une certitude. Cela fonctionna suffisamment pour que l’adolescente experience enfin - enfin ! - son premier baiser, l’effet que cela laissait lorsque des lèvres se séparaient et le sentiment d’euphorie qu’elle ressentit trois jours durant. Elle avait quatorze ans, et elle était femme. Son père, face à l’intérêt de sa fille pour le sexe opposé, balaya le tout d’un revers de la main, clairement peu amène à entretenir les illusions de sa fille et ne voyant aucun intérêt à la laisser nourrir une flamme inutile. Il n’était pas pressé de trouvé un époux à sa cadette et, quand bien même Albray s’intéressait à présent aux garçons, le souvenir du mariage de Milah la hantait encore trop.

Cela dit, tout bonheur ne dure jamais. Celui-ci prit fin lors d’une journée d’été, elle était innocemment sortie courir avec Umfrey, échappant ainsi à une leçon de danse barbante pour des pas qu’elle connaissait déjà.
« Tu cours comme une fille. » Avait claironné son frère aîné alors qu’il était perché sur la branche d’un arbre et entrain de l’attendre, remuant vivement ses pieds comme pour illustrer un ennui certain. « Pas une fille, une femme ! » La réponse fût vive, précise, remplie d’un rire pétillant qui n’avait plus rien à envier à celui d’Aenor. Il y avait bien longtemps qu’Albray avait compris à quel point la société était injuste et abjecte, et à quel point elle ne pouvait s’y opposer toute seule. Tout n’était pas comme dans les livres. Elle avait cependant une confiance en son père – Il ne la marierait pas à quelqu’un d’horrible. Il tenait trop à elle. Peut-être même aurait-elle la chance d’épouser un Dornien – De tout ce qu’elle avait lu, Dorne semblait être le royaume le plus égalitaire -, peut-être partirait-elle pour Essos – Elle aurait tant aimé pouvoir voir les marchés de Myr -. Cela dit, elle était femme – Et c’était un fardeau tout le temps, sauf lorsqu’elle était en présence d’Umfrey. « Tu n’es pas une femme, tu es ma sœur. » Rétorqua-t-il, les yeux rieur et connaissant pertinemment les défauts de cette théorie. « Tu es ma sœur, et tu vas être en retard à ta leçon de finances. » Albray tira la langue mais, à dire vrai, elle appréciait la finance. Les nombres semblaient toujours lui donner une grande clarté d’esprit, comme la lecture.

Umfrey était toujours sur sa branche quand le Mestre arriva à leur rencontre, leur lançant un regard réprobateur mais ne faisant pas plus de commentaires. « Milady Albray, un corbeau vient d’arriver pour vous de Broad Arch. »  

Milah.

L’espace d’un instant semblant interminable, Albray aurait pu jurer que le monde avait cessé de tourner. Ce fût avec des mains tremblantes que l’adolescente attrapa le parchemin, brisant le seau des Staedmon qui ne voulait, au final, absolument rien dire. La seule personne à Broad Arch qui aurait eu de bonnes raisons de lui écrire était sa sœur. La voix d’Umfrey, lui demandant ce que voulait leur sœur, lui semblait affreusement distante en ces quelques instants. « Elle affirme que tout va bien. » Finit-elle par articuler, revenant enfin à la réalité pour se rendre compte qu’entre temps, le Mestre était parti. Umfrey arqua un sourcil, voyant clairement au delà du mensonge. Cela faisait cinq ans. Milah n’aurait pas écrit simplement pour dire que tout allait bien. Seulement, il y avait quelque chose de secret, de dérangeant dans la lettre de sa sœur – Quelque chose dont elle ne voulait pas parler, tant par respect pour Milah que parce qu’en parler signifiait ne plus pouvoir oublier. Albray n’était pas prête à ne plus se perdre dans son oubli, où il faisait bon et plaisant vivre. Alors, la jeune blonde fît ce qu’elle savait faire de mieux, lança un grand sourire à son frère, attrapa les devants de sa robe et commença a courir à grandes enjambées, jusqu’à ce que tout autour d’elle disparaisse – Jusqu’à ce que son souffle soit court, haletant, que sa tête tourne de la plus délicieuse des manières et qu’elle n’ait plus à penser à sa famille, à l’honneur, à l’honnêteté et à Milah.

Quelques jours plus tard, un deuxième corbeau arriva de Broad Arch, cette fois-ci adressé à Tybalt Swygert. Milah avait disparue, envolée dans la nature. Prise d’une panique immonde, la jeune Albray brûla la missive envoyée par sa sœur. Elle ne voulait pas sacrifier tout cela, pas laisser tomber ce qu’il lui restait de normalité pour les frasques de Milah – Et surtout, surtout, révéler quoi que ce soit aurait indéniablement pu faire entrave au bonheur de sa sœur, enfin libre. Les oiseaux avaient toujours été faits pour pouvoir voler. « Aly… » Umfrey l’avait interpeler, depuis la porte de sa chambre. « Aly, quoi qu’il y ait eu dans ta lettre, il faut que tu le dises à père. »
« Elle a dit qu’elle allait bien. » Albray supposait qu’à présent, son mensonge était peut-être proche de la vérité. Umfrey soupira et secoua la tête, mais il ne fallut pas longtemps à la blonde pour comprendre que son aîné n’était pas allé la dénoncer à son père. Tout le monde mentait, dans cette famille. Si la vérité devait un jour triompher, comme le prétendait leur devise, ce jour était bien loin.

La lettre de sa mère lui revinrent en mémoire - Sois toujours sage, réfléchie et honnête. Un rire jaune traversa les lèvres de la jeune fille. De toute évidence, elle n’était aucun des trois.

Il fallut un an de recherches pour que Milah soit enfin retrouvée en 297, dans l’arrière cours d’une taverne miteuse. Son corps était mutilé, ensanglanté, livide et dépourvu de vie. Lorsqu’il fût ramené au siège de la Maison Swygert, Tybalt demanda expressément à ses enfants de regarder ce qu’il restait de leur sœur, comme une leçon cruelle sur ce qu’il arrivait dans le monde – le vrai, le grand, l’immense monde. Albray passa une journée entière à pleurer devant l’autel à la Jouvencelle et à supplier une mère qui était morte il y a bien trop longtemps. Le goût de la culpabilité, âpre sur sa langue, semblait ne jamais vouloir la quitter.  




Part IV ❧ The Son Also Rises


Albray,

Tout ira bien, ne t’en fait pas. La vérité triomphe toujours.

Ta sœur, Aenor.

Ce ne fût qu’après la mort subite de Milah que Lord Swygert commença enfin – malheureusement – à considérer un quelconque mariage possible pour sa fille cadette. Un tournois en 298 servit cet effet seulement, avant qu’une quelconque décision ne puisse être prise, l’impensable arriva – Le Roi Robert Barathéon, que les Swygert avaient supporté depuis sa rébellion, était mort. La guerre faisait rage, bien trop proche – et paradoxalement bien trop loin – aux goûts de Tybalt. Il ne fallut que peu de temps pour le chef de famille lorsqu’il s’agit de décidé que la Maison Swygert ne supporterait pas Joffrey, que le nouveau Roi – bien trop jeune, pris dans les griffes d’une lionne qui n’augurait rien de bon pour Westeros – n’avait rien de ce qui faisait un Barathéon un homme brave. Sa fureur n’était qu’un caprice enfantin, une colère destructrice et inutile. « Stannis a une bonne prétention au trône. » Avait commenté Umfrey, un soir qu’ils mangeaient en famille. Tybalt lui lança un regard sec, secouant négativement la tête. « La droiture de Stannis n’a d’égale que sa vision bornée. Un roi se doit d’être véritable, d’avoir du cœur. »
Les lèvres d’Albray la brûlait d’envie de remarquer que c’était ce qui avait fait du tord à Milah, de pointer du doigt que peut-être - peut-être - les oiseaux n’étaient pas fait pour voler librement car il y avait dans le ciel des êtres bien plus cruels, comme des dragons. Et tout ceci allait entièrement contre ce en quoi elle avait toujours cru – Elle aurait du apprécier Renly, mais Renly était l’insécurité et voir sa vie facile et honnête changer du jour au lendemain. Il était facile d’être honnête, honorable et brave lorsqu’on n’avait rien à combattre en face de soi. Stannis, dans toute sa rigidité, semblait stable, solide. Un seul regard vers son frère confirma à la blonde qu’il pensait de la même manière, et elle le supplia de ses yeux clair qu’il puisse dire quelque chose – On ne l’écouterait pas, elle. On l’aimerait, on l’applaudirait, mais on ne l’écouterait pas. Umfrey secoua la tête et leva son verre de vin. « A Renly ! » Déclara-t-il alors, pliable et résigné. Il n’était pas un homme de réflexion, Umfrey – Sa passion le poussait dans le moindre de ses actes, et il était de toute évidence plus passionné par la possibilité de combattre que par la politique. Albray le comprenait, étrangement. Elle était bien plus passionnée par se donner une fausse sensation de libre-arbitre que par la politique, elle-aussi. Le pouvoir était probablement la seule chose qu’elle n’ait jamais vraiment désirée – Pas ultimement. Le pouvoir était un moyen, non une fin.

Umfrey leva sa coupe une nouvelle fois.

« Et à Stannis ! Puissent-ils mener un combat à armes égales ! » De toute sa courte existence, Albray ne se souvenait pas avoir jamais vu la mâchoire de son père se serrer aussi fermement qu’en cette soirée. Peut-être que, au final, Umfrey n’était pas si attaché à la sensation vivifiante du combat.
« Il est vraiment bienvenu que tu fasses ce genre de commentaire. » Répondit sèchement son père. « D’autant plus alors que toi et ton frère partirez rejoindre les rangs de Renly dans trois jours, et que j’attend de vous que vous représentiez dignement la Maison Swygert. » Ce fût au tour de la mâchoir d’Umfrey de se serrer, et il n’avait jamais autant ressemblé à Tybalt qu’en ce moment même. La ressemblance – Frappante, imanquable – prit la jeune blonde de court, et son regard vînt donc se fixer sur le contenu de son plat presque vide. L’épouse de son frère dût lui dire quelque chose, de bonnes paroles probablement destinées à oublier l’atmosphère pesante qui régnait dans la pièce, mais Albray ne l’écoutait pas et ne chercha donc pas à l’entendre. Oublier. C’était tout ce qui importait. La vérité triomphe.

Il arrivait pourtant un instant où, malgré toute la bonne volonté du monde, oublier n’était plus si simple, plus si facile qu’avant – Et peut-être était-ce le monde qui avait changé ; peut-être était-ce cette guerre ; peut-être était-ce elle. L’usure amène à un point de non retour qu’aucune réassurance ne peut satisfaire. Albray se mordit la lèvre. Elle ne voulait pas de cette vie qui n’avait rien de vrai, rien de réel, rien de véritable. Elle en savait trop, était bien trop sage pour supporter cela. Alors, lorsque des murmures irrités se firent entendre depuis les appartements de son frère le plus âgé, Albray colla méticuleusement son oreille contre l’entre-ouverture presque imperceptible de la porte, ses genoux rappant contre le sol de pierre, et écouta plus attentivement que jamais les paroles de son frère – Ce frère qui avait toujours semblé avoir une haute opinion d’elle. Il partait. Il l’abandonnait. Ses paroles rapides, dites d’une voix basse, étaient tout ce qu’il pouvait faire pour tenter de convaincre son épouse que partir rejoindre Stannis Barathéon était la meilleure de leurs options malgré le fait que cela serait perçu comme une trahison par Tybalt. « Nous partons demain. » Finit-il par déclarer fermement, et Albray pouvait entendre ses pas se rapprocher de la porte, alors elle se releva vivement, perdant ainsi l’équilibre et faisant donc quelques pas instables dans le couloir. La porte s’ouvrit, laissant sortir Umfrey qui la regarda d’abord avec surprise, puis d’un regard sévère, sterne. « Non. » Décréta-t-il enfin, partant à grandes enjambées dans le couloir. Sans perdre une seconde, la blonde le suivit. « Quoi, non ? »
Son ton était plus agressif qu’elle ne l’aurait voulu, probablement, mais avoir la réponse à une question qu’elle n’avait même pas eu le temps de poser n’était pas ce qu’elle préférait. « Non, je refuse de porter sur mes épaules la responsabilité de te garder en lieu sûr et de t’aider à t’enfuir d’ici. »
« Mais je veux me battre ! » Cela avait été un cri du cœur, sorti de ses lèvres sans qu’elle ne puisse s’en rendre compte, sans qu’elle ne puisse réfléchir à ses propres paroles. Cela semblait si présomptueux - Se battre. Pourtant, s’il s’agissait là de sa seule alternative, Albray l’acceptait plainement. Elle préférait se battre que d’affronter sa vie, ses propres erreurs et ce qui l’attendait.
Umfrey rit, alors – De ce rire moqueur qu’il avait tant de fois employé, mais qui n’avait jamais fait aussi mal qu’en ce moment. « Te battre ? » Demanda-t-il. « Non, Albray, tu ne veux pas te battre. Tout comme tu n’as aucun intérêt en politique. Ce sont juste des mensonges que tu te répètes à toi-même pour te convaincre que tu mérites mieux. Tu n’es encore réellement qu’une enfant. »
Plus fort, plus âgé et mieux entraîné qu’elle, Umfrey n’eut aucun mal à éviter la giffle qu’elle tenta de lui donner. « Ce n’est pas vrai, peut-être ? Vas-tu donc prétendre que Milah n’a jamais existé ? » Cette fois-ci, Albray ne le rata pas, ses yeux embrumés de larmes.
« Tu n’as pas réellement besoin de partir. » L’accusa-t-elle.
« Je ne sacrifierais pas ma vie pour un fou où un dégénéré. »
« Et pour Tobyn, alors ? Et pour moi ? Pour Aenor ? Pour Selyse ? »
Umfrey grogna. « Tu ne sais pas de quoi tu parles. »
« Mais je veux savoir. Prends-moi avec toi. » Les larmes semblaient réellement couler, à présent. « Je t’en prie. » Son frère ferma les yeux, poussant un profond soupire face à la voix brisée de l’adolescente.
« Je ne le ferais pas. Ton existence sera bien meilleure auprès de père. »
La belle tenta alors de le frapper de nouveau, mais il l’évita, tournant de nouveau les talons et la laissant seule et en larme dans le long couloir froid. Ce fût la dernière fois qu’elle parla à Umfrey avant son départ, puisqu’elle fît de son mieux pour l’éviter toute la journée suivante – Une tâche qui fût inexplicablement simple. Umfrey aussi ne voulait pas être trouvé.

Son frère avait raison, elle vivait un mensonge. Le soir de son départ, elle brûla la lettre d’Eloisa Wensington. Quelques semaines plus tard, elle apprit ses fiançailles, reçut un corbeau supposément rassurant d’Aenor, et partait donc avec son père pour le siège de Renly Barathéon, laissant Tobyn – Tobyn, le chevalier, le stratège qui rêvait de voir un champ de bataille – en charge. Tout ceci était une punition plus qu’autre chose.




Part VI / Epilogue ❧ A Disquiet Follows My Soul


Conrad. Son fiancé s’appelait Conrad Footly. Pas Armin, pas Armand, pas Herment. Conrad. Albray l’avait croisé une fois, et n’avait rien osé ou voulu lui dire.

A peine arrivés, Tybalt Swygert s’était retrouvé mal et les Mestres ne lui donnaient que peu de temps à vivre. Il mourût effectivement quelques semaines plus tard, laissant sa fille seule représentante Swygert parmi les rangs de Renly Barathéon. Et peut-être que cela signifiait qu’Umfrey était le nouveau Lord Swygert. Peut-être était-ce Tobyn, depuis la trahison de son frère. Albray ne savait pas, ne savait plus, ne voulait pas savoir. Après tout, depuis son arrivée ici, la jeune blonde a pris de bien mauvaises habitudes, se découvrant quelques talents d’espionne, récoltant un maximum d’information sans réellement savoir ce qu’elle en ferait. Les offrir à Stannis Barathéon par le biais de son frère ? Les vendre ? Peu importait.

Albray Swygert était seule prisonnière d’une cage dorée, et comptait bien s’en extirper comme elle le pouvait. Les mots de la Maison Swygert étaient La vérité triomphe. C’était une promesse, une certitude rassurante, un rappel d’un code moral et un partage de valeurs. Seulement, Albray l’avait appris, la vérité ne pouvait triompher simplement. La vérité ne s’imposait pas, jamais, face au mensonge. Les mots de la Maison Wensington, dont sa mère avait été issue, sonnaient à présent bien plus vrais, bien plus près de la sensation âpre de regret qu’elle avait encore dans sa bouche et de la tristesse qui menaçait de l’engloutir.

Sonnez la charge.    




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C'est une excellente question, très cher.
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MessageSujet: Re: Once you learned there is no return to lies ❧ ALBRAY Mar 8 Avr - 8:18

Bienvenue ici, très chère Dame.
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MessageSujet: Re: Once you learned there is no return to lies ❧ ALBRAY Mar 8 Avr - 9:40

Hanw re-bienvenue.
Je lis tout ça quand je rentre à la maison dans l'aprés midi ♥️

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MessageSujet: Re: Once you learned there is no return to lies ❧ ALBRAY Mar 8 Avr - 13:26

Merci à vous deux   

Et mercii, Seth' :3 (même si dans tout les cas, prend ton temps, hein? ^^ )
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Daenerys Targaryen

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MessageSujet: Re: Once you learned there is no return to lies ❧ ALBRAY Mar 8 Avr - 14:20

Bienvenue o/

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Daenerys Targaryen
La Mère des Dragons
— Drogon (le noir et rouge)
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MessageSujet: Re: Once you learned there is no return to lies ❧ ALBRAY Mar 8 Avr - 16:11

Bienvenue a toi ou plutot rebienvenue !

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MessageSujet: Re: Once you learned there is no return to lies ❧ ALBRAY Mar 8 Avr - 20:29

Mercii   
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MessageSujet: Re: Once you learned there is no return to lies ❧ ALBRAY Mar 8 Avr - 20:44



FELICITATIONS TU ES VALIDE !!
Bon ceci étant fait, fait attention à ta saucisse, ou à tes possessions. Vas y, prends un siège, ou une pute, quelque chose du genre... Enfin soit !

Quelques topics utiles pour toi. Par ici pour les demandes diverses : rangs, lieux, habitations... Les liens pour te faire des amis... et puis des ennemis aussi. Et puis enfin les demandes de RP ! parce que sur un forum RP, c'est quand même mieux de Rp!

N'oublies pas non plus de venir nous réclamer tes points de réputation à la création si tu y as droit !

Et enfin, Les points de réputations pour en savoir plus la dessus !

Amuse toi bien tout cas

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MessageSujet: Re: Once you learned there is no return to lies ❧ ALBRAY Mar 8 Avr - 21:31

oui, cela semblait approprié et nécessaire Arrow
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MessageSujet: Re: Once you learned there is no return to lies ❧ ALBRAY

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Once you learned there is no return to lies ❧ ALBRAY

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